Eu tenho o tempo, Tu tens o chão, Tens as palavras Entre a luz e a escuridão. Eu tenho a noite, E tu tens a dor, Tens o silêncio Que por dentro sei de cor. E eu, e tu, Perdidos e sós, Amantes distantes, Que nunca caiam as pontes entre nós. Eu tenho o medo, Tu tens a paz, Tens a loucura Que a manhã ainda te traz. Eu tenho a terra, Tu tens as mãos, Tens o desejo Que bata em nós um coração. E eu, e tu, Perdidos e sós, Amantes distantes, Que nunca caiam as pontes entre nós.
NOTE :
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Será que ainda me resta tempo contigo, ou já te levam balas de um qualquer inimigo. Será que soube dar-te tudo o que querias, ou deixei-me morrer lento, no lento morrer dos dias. Será que fiz tudo que podia fazer, ou fui mais um cobarde, não quis ver sofrer. Será que lá longe ainda o céu é azul, ou já o negro cinzento confunde Norte com Sul. Será que a tua pele ainda é macia, ou é a mão que me treme, sem ardor nem magia. será que ainda te posso valer, ou já a noite descobre a dor que encobre o prazer. Será que é de febre este fogo, este grito cruel que da lebre faz lobo. Será que amanhã ainda existe para ti, ou ao ver-te nos olhos te beijei e morri. Será que lá fora os carros passam ainda, ou as estrelas caíram e qualquer sorte é bem-vinda. Será que a cidade ainda está como dantes ou cantam fantasmas e bailam gigantes. Será que o sol se põe do lado do mar, ou a luz que me agarra é sombra de luar. Será que as casas cantam e as pedras do chão, ou calou-se a montanha, rendeu-se o vulcão.
Será que sabes que hoje é Domingo, ou os dias não passam, são anjos caindo. Será que me consegues ouvir ou é tempo que pedes quando tentas sorrir. Será que sabes que te trago na voz, que o teu mundo é o meu mundo e foi feito por nós. Será que te lembras da cor do olhar quando juntos a noite não quer acabar. Será que sentes esta mão que te agarra que te prende com a força do mar contra a barra. Será que consegues ouvir-me dizer que te amo tanto quanto noutro dia qualquer.
Eu sei que tu estarás sempre por mim Não há noite sem dia, nem dia sem fim. Eu sei que me queres, e me amas também me desejas agora como nunca ninguém. Não partas então, não me deixes sozinho Vou beijar o teu chão e chorar o caminho. Será, Será, Será!
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En surfant sur la Toile ce matin, j'ai "découvert" un chanteur à la voix magnifique, émouvante, qui chante en portuguais. Il s'agit de Pedro Abrunhosa.
Je ne m'y connais pas particulièrement, mais je crois que Pedro Abrunhosa est (du moins pour certaines de ses chansons) un héritier de la tradition musicale du fado, les mélancoliques chansons populaires portuguaises.
J'ai d'abord entendu "Sera ?", dans sa version française "Dis-moi" qui m'a donné envie de découvrir la version originale, vraiment très belle.
Puis je viens d'écouter "Ponte entre nos", encore une fois amour et mélancolie au rendez-vous... Et une voix qui vous prend aux tripes, vous arrache des larmes du plus profond de votre âme....
Mes notions linguistiques portuguaises étant quasiment inexistantes, j'aurais souhaité trouver les paroles traduites en français. Mais j'ai du moins pu lire, pendant que j'écoutais Pedro Abrunhosa, les paroles dans leur langue originale ici et comprendre "intuitivement" ces magnifiques chansons. Me croirez-vous, si je vous dis que les larmes me sont réellement montées aux yeux ?
Je vais donc vous proposer maintenant les trois vidéos que j'ai trouvées ce matin, dans l'ordre de ma "découverte".
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Voici la vidéo que je viens de mettre en ligne, avec l'une de mes chansons préférées. J'aime tellement cette chanson, que je souhaiterais qu'elle soit jouée lors de mes obsèques, le jour où (non, je ne suis pas morbide ! ce n'est pas parce qu'on prévoit ses obsèques qu'elles vont survenir plus vite, lol) ...
Les images sont des photos de ma Second Life, lors de la célébration du Day of Remembrance.
Paroles: Francis Lalanne. Musique: Jean-Félix Lalanne 1986 BO du film "Le passage"
Promets-moi si tu me survis D'être plus fort que jamais Je serai toujours dans ta vie Près de toi, je te promets Et si la mort me programme Sur son grand ordinateur De ne pas en faire un drame De ne pas en avoir peur
Pense à moi, comme je t'aime Et tu me délivreras Tu briseras l'anathème Qui me tiens loin de tes bras Pense à moi, comme je t'aime Rien ne nous séparera Même pas les chrysanthèmes Tu verras, on se retrouvera
N'oublie pas ce que je t'ai dit L'amour est plus fort que tout Ni l'enfer ni le paradis Ne se mettront entre nous Et si la mort me programme Sur son grand ordinateur Elle ne prendra que mon âme Mais elle n'aura pas mon cœur
Pense à moi, comme je t'aime Et tu me délivreras Tu briseras l'anathème Qui me tiens loin de tes bras Pense à moi, comme je t'aime Rien ne nous séparera Même pas les chrysanthèmes Tu verras, on se retrouvera On se retrouvera On se retrouvera...
- Bonsoir à toutes et à tous ; Bienvenue à notre réunion hebdomadaire des mélancoliques anonymes. Réservons un acceuille particulièrement chaleureux aux nouveaux, pour qui ça n' a certainement pas été facile de venir jusqu'à nous. Nous allons débuter cette réunion par un témoignage. Qui veut se lancer?
- moi - toi? eh bien nous t' écoutons.. - merci bonsoir je m'appelle Said -bonsoir Said j' ai 27 ans et j' suis mélancolique j'suis d'ces artistes qui écrivent leur vie comme on laisse une derniere lettre prés d' une boite de prozac vide ça a été trés difficile pour moi de venir ici d 'accepter ma dépendance à la mélancolie le déclic a été de voir ma mère recracher en larmes tous ce qu'elle a bu de mes bouteilles à la mer je m' en veux de la voir si triste alors qu' elle n'a jamais été la lame de mes cicatrices ni personne de ma famille d' ailleurs mais leur tailleur est noir à chaque fois qu'ils écoutent mes disques j'ai pris le risque de faire de la musique d'étaler ma vie au public pour soigner un mal de vivre j'prends concience de mon égoïsme quand je vois comment ils subissent le succès de mes lyrics je remplis mes vers de rimes mélancoliques et ma voix frise le coma étylique sur rythmique j' aime la pression qui mousse mes thèmes un ivrogne qui s'emprègne avec des packs de peines
car j' ai trouvé mon bonheur en chantant mes malheurs réapris à rire à travers mes pleurs mais j'réalise que j'fais du mal à ceux que j' aime depuis que j'bois des verres de mélancolie pour etre moins triste réapris à vivre en étant sous terre retrouvé mon coeur après l'avoir eu en pierre pour ma famille, je suis chez les mélancoliques anonymes
au début j'rappais pas pour en vivre on rappait tous dans un bloc autour d'un poste pour le délire j'partais en impros j 'enchainais les mots j'alumé le mic et ma bouche était un chalumeau je taffais mes jeux de mots je ne dormais plus toutes mes nuits étaient blanches pour que mes feuilles ne le soient plus je faisais rire mes potes grace au Petit Robert mais tout a changé depuis qu'on ma volé le rôle de père j' ai eu mal au point de vouloir me couper les veines fallait m'voir poser j'taime à la haine fallait entendre ma mère pleurer toute la nuit à cause des coutumes qui on poussé mon père à la polygamie s'est vrai qu'jsuis sorti de l'ombre mais le monde est tellement stone que je ne pouvais écrire que la colombe plus tu grandis moins tu souris le temps souffle et détruit ces châteaux d'sable qu'on avait construits vous savez aujourd'hui une femme m'a mis en cure depuis j' ai moins de degrés dans mon écriture j'suis moins en état de tristesse mais j'fais toujours autant péter ce putain d'mélancotest
car j' ai trouvé mon bonheur en chantant mes malheurs réappris à rire à travers mes pleurs mais j'réalise que j'fais du mal à ceux que j'aime depuis que j'bois des verres de mélancolie pour etre moins triste réappris à vivre en étant sous terre retrouvé mon coeur aprés l'avoir eu en pierre pour ma famille, je suis chez les mélancoliques anonymes chez les mélancoliques anonymes
-merci beaucoup Said. merci pour ce témoignage. quelq'un d' autre peut-être veut prendre la parole?
- moi j'veux bien - nous t' écoutons
-bonsoir j'mappel Mélanie -bonsoir Mélanie j'ai 26 ans et j'suis mélancolique aussi j'suis de ces jeunes fille qui haïssent leur vie artiste malgré moi parc'que les psys ont failli a leurs titres depuis toujours le mal de l' encre me démange l' amour me manque mais me dérange alors je chante mes cicatrices...
Clementia, poétesse de Wittelsheim (en Alsace).
Ma citation préférée : "J'ai désiré de faire du bien, mais je n'ai pas désiré de faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien, comme le bien ne faisait pas de bruit "
(Louis-Claude de Saint-Martin, "le Philosophe Inconnu" ; 1743-1803)
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