Juste après la période des fêtes de fin d'année, j'ai reçu une nouvelle qui m'a remplie de joie : l'un de mes poèmes avait terminé deuxième au concours de poésie que le groupe des Poets of Zarahemla avait organisé dans le monde virtuel de Second Life un mois auparavant. Le thème du concours était "Dream", le rêve. J'avais soumis au jury mon poème "Pas besoin de paradis artificiels" (rédigé en 2006) ainsi que sa tradution 'No Need of Artificial Paradises' que je venais de rédiger tout spécialement à l'occasion de ce concours.
Voici les textes de mes deux poèmes, ainsi que leur présentation sur image que j'ai réalisée pour le concours :
Pas besoin de paradis artificiels
La foule vagabonde de mes rêveries
En mouvants kaléidoscopes colorés
A le pouvoir magique et fantasmagorique
De me faire tour à tour sourire ou pleurer.
Les muses capricieuses souvent me permettent
Instantanément de plus belles évasions
Qu'un recours à des paradis artificiels.
Aucun voyage aussi loin qu'il soit ne pourra
M'offrir tant de divines possibilités,
Eventail de grande joie ou de vague à l'âme,
Qu'apportent tous mes rêves ou mes cauchemars.
Le palais de Morphée me propose une alcôve
Et la protection de ses bras consolateurs
Bien plus de réconfort que le plus doux amant.
Il me suffit simplement de fermer les yeux
En n'ayant point recours à d'autres artifices ;
Il ne me faut ni drogue ni palliatif
Et j'entre émerveillée dans un royaume étrange,
L'imaginaire de mes songes fantastiques.
Je refuse vos paradis artificiels
Qui ne vous laissent que vague à l'âme et nausées,
Des yeux explosés et des blessures au cœur.
Je préfère les vies que je peux m'inventer.
Tous les films étranges qui animent mes nuits
Peuvent bien compenser tout l'ennui de ma vie
M'apportant les parfums de la vraie liberté.
En rêve je parcours les plus beaux paysages
Je fais ce que je veux sans aucune limite :
Passé, présent, futur, cela n'existe pas
Dans le monde onirique où je passe mes nuits,
Quand mon corps se repose et que court mon esprit.
Depuis quelques jours j'ai aussi un blog en langue anglaise, sur lequel je publie les poèmes que je rédige depuis quelques mois dans cette langue dans laquelle je me perfectionne.
Je sais que j'ai encore beaucoup de progrès à faire dans la langue de Shakespeare, mais je ne désespère pas d'arriver à m'exprimer plus que couramment en anglais.
Ouvre ton cœur aux beautés de la vie,
Chasse toute tristesse de ta voie.
Ouvre ton âme à l’amour infini
Et oublie tout sujet de désarroi.
Sors de ta coquille, de ta tour d’ivoire.
Apprécie enfin la vie en entier.
Ne te complais plus dans le désespoir
Et ne crois plus qu’on t’aime par pitié.
Oublie les douleurs de ton corps brisé,
Laisse toutes tes peines se calmer.
Oublie les chagrins de ton cœur blessé
Et n’hésite plus, laisse-toi aimer.
Ouvre ton cœur aux beautés de la vie,
Ouvre ton âme à l’amour infini.
Clementia21 - 22 octobre 2007
Et même si ton corps était difforme,
Si t’avait ravagé le poids des ans,
Tu serais pour moi le plus beau des hommes
Et je te voudrais toujours pour amant.
Si dans la confusion de ton esprit
Tu oubliais mon existence même,
Je n’oublierais pas que tu es ma vie,
Je te montrerais toujours que je t’aime.
Et même si, par le plus grand des drames,
Ton cœur n’était que mensonge et noirceur,
C’est à jamais la beauté de ton âme
Que j’apercevrais du fond de mon cœur.
Je sais, rien jamais ne m’empêchera
De t’aimer toujours, d’avoir foi en toi.
Clementia16 – 17 octobre 2007
Trop loin de tes bras
J’ai froid
Sans toi
Mon cœur est glacé
Je veux me blottir dans tes bras
Et m’y sentir toute petite
Je veux te prendre dans mes bras
Te protéger
Te garder
Te chérir
Être toujours là pour toi
Demeurer auprès de toi
Pouvoir te combler de joies
Mais loin de tes bras
J’ai froid
Sans toi
Mon cœur est glacé
Clementia06/09 – 10/10/2007
Voyageur, du Levant jusqu’au Couchant
Ta vie est une succession d’instants
Des peines, des joies, des larmes, des chants,
Pourtant toujours courir après le Temps…
Te souviens-tu : tes sourires d’enfant,
La recherche d’une amitié sans prix,
Les émois de ton cœur adolescent,
Les serments d’amour de deux cœurs épris…
Souviens-toi : ta quête de connaissance,
Tant de découvertes au cœur des livres,
Et chaque jour, tellement d’expériences.
Au fil du Temps, tu as appris à vivre…
Les imprévus du Temps, c’est la souffrance,
Avec l’humble et timide violette
J’ai mis l’indigo au ciel infini
J’ai aussi apporté quelques fleurettes,
Tendres ingénus yeux bleus de Marie.
C’est avec des feuillages aux tons verts
Que j’ai apporté un parfum d’espoir
Ma fidélité c’est celle du lierre
Et l’or du soleil un peu de ta gloire
Les fleurs orangées de la capucine
Je n’en voudrais pas, ni d’un cœur fermé,
Car bien plus je préfère les épines
Des roses rouges, passion enflammée.
Ce grand bouquet arc-en-ciel je l’ai fait
Avec les fleurs qu’on ne m’offre jamais.
Clementia04/10/2007
Quand tu m’as dit que j’étais dans ton cœur
Comment savoir si j’y avais ma place…
Je voudrais t’apporter tant de bonheur
Et ne pas être un souvenir fugace
Mais tu me fuis, ou j’en ai l’impression
Et tu évites de me rencontrer
As-tu peur de vivre un amour passion
Peut-être crains-tu de me le montrer ?
Mon grand amour, tu seras LE dernier.
Malgré pluie, larmes, et tous les orages,
Je ne veux pas te rendre prisonnier,
Je ne veux pas te tenir en otage.
Je passe mes soirées à te chercher
Je crois qu’à mes yeux tu veux te cacher…
Clementia03/10/2007
Depuis quelques jours je m'essaie aux haïkus et tankas, poésies d'origine japonaise.
Le principe de base en est simple à comprendre :
- aucune contrainte de rimes
- un tercet de 5-7-5 (la plupart du temps avec une allusion à l'une ou l'autre des saisons, sans la nommer) et voilà un haïku
- si l'on y ajoute un distique de 7-7 cela fait un tanka
Je n'oserai jamais prétendre être une experte en matière de haïku ou de tanka, mais vous pouvez découvrir quelques-uns de mes "essais" sur mon nouveau site que j'actualiserai au fur et à mesure de mes "inspirations" (cliquez simplement sur les mots soulignés) :
Toi qui veilles sur Ta création, et sur l'accomplissement de Ton plan,
Toi qui mets en chaque être l'aspiration, et qui par conséquent influenças mon désir de Te servir, à travers Tes créatures, qui sont mes semblables créées à Ton image,
Tu me connais, car Tu veilles sur chaque grain de poussière,
Tu connais donc mes instants de découragement, d'impatience, de colère, de méchanceté, quand la tâche qui m'a été confiée me pèse, me semble trop grande, et que j'ai l'impression de ne jamais pouvoir me mettre à jour avec mon travail. Tu connais les moments où la fatigue me terrasse, et Tu connais les murmures et les cris de mon coeur.
C'est Toi seul qui peux me redonner courage, patience, calme, amour, afin que je puisse à nouveau vivre vraiment pour Toi et pour Tes créatures.
C'est Toi qui me redonnes la confiance et la force nécessaires pour abattre les multiples tâches, humbles et pourtant tellement utiles, d'un coeur de plus en plus léger.
C'est Toi qui pardonnes mes instants de découragement et de désespoir, et qui me redonnes la joie et la vigueur pour que montent à nouveau vers Toi les louanges de mon coeur.
A nouveau, aujourd'hui, comme à chaque instant de mon existence, Tu as renouvelé mes forces pour Te servir, et pour tout cela je veux Te rendre grâces à chaque instant de mon humble existence.
Loin des mégalopoles inhumaines,
Géantes solitudes conjuguées,
Dont les bâtisses tendent vers le ciel
En supplications inutiles
Leurs infinies désespérances,
Je recherche la maison de mes rêves
Une place sereine où toi et moi
Au calme préservé serons heureux.
Le jardin se colore en mille fleurs,
Joies du botaniste et de l’herboriste,
Présages de tisanes généreuses.
Arbres fruitiers en espaliers,
Généreux buissons d’églantiers,
Fraises, framboises et cassis…
Autant de promesses de confitures
Que mes mains aimantes prépareront
Pour régaler tous mes petits-enfants.
Au potager, aux chaleurs de l’été,
Tous les légumes les plus étonnants
Annoncent une récolte joyeuse
Que savoureront nos amis
Quand ils viendront nous visiter
Pour quelques jours loin de la ville.
Les abeilles de mes ruches butinent
Les bruyères, les genêts, les ajoncs
Qu’en miel parfumé nous retrouverons.
Les rideaux crochetés laissent passer
Du soleil les tièdes rayons diaprés.
Des napperons sourient sur chaque meuble.
Dans les armoires la lavande
Fleurent bon un parfum d’antan
Sur les piles de linge si moelleux.
Les meubles anciens sentent l’encaustique
Dans leur patine le soleil se mire
Quand les effluves de pâtisseries
Accueillent mes joyeux petits-enfants
Ils savent bien qu’ils vont se régaler.
On rencontre dans tous les coins
De tout doux nounours en peluche
Et tant de nombreux coussins bigarrés
Nous inviteront à la confidence
Et sauront consoler tous les chagrins.
Autour de l’âtre à la douce chaleur
Les visages rayonnent de bonheur
Paix dans les âmes et joie dans les cœurs.
Sur tous les murs pleins d’étagères
Se pressent mes amis les livres
Mes grands complices de tous les instants,
Ceux qui m’instruisent ou me réconfortent,
Ou simplement ceux qui me divertissent.
Dans le jardin une eau claire murmure.
Tout près d’un saule joue mon chien joyeux
Husky au mystérieux regard vairon
Batifolant sans réveiller
Le chat qui ronronne au soleil
Au pigeonnier roucoulent les colombes,
Quand dans les arbustes et les buissons
Des oiseaux s’appellent puis se répondent.
Vers l’horizon j’entends sur l’océan
Mouettes et sirènes de bateaux
Au vent salé des longues traversées.
Sur mon bureau la plume est prête
A recueillir l’inspiration
Si la muse furtive me visite.
Sous le dais velours d’un ciel étoilé
La nuit d’été parfume le jardin.
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées; Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ; Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde immense et radieux !
Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit : Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie; Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.
(Khalil Gibran, extrait du recueil de poèmes Le Prophète)
Depuis quelques semaines (dirai-je quelques mois ?), je ne suis plus tellement inspirée en matière de création poétique.
Avant, il y a eu toute une période où j'écrivais parfois plusieurs poèmes par jour (par nuit). Les mots venaient tout seuls, sans que je les sollicite.
Maintenant, il y a bien quelques poèmes inachevés qui traînent depuis des mois dans mon bloc-notes, mais je n'arrive pas à les terminer de façon qui me plaise. Et il ne me vient aucun autre sujet de poésie.
J'espère qu'avec la venue des beaux jours, les mots reprendront aussi pour moi le chemin vers de nouveaux poèmes.
D'un autre côté, il y a parfois (souvent) des situations de la vie qui me donnent des idées de nouvelles ou de romans, mais là aussi je n'arrive actuellement pas à les coucher sur le papier ! Je trouve que tout cela est bien dommage, j'ai l'impression de traverser une phase aride et stérile. Ce n'est pas encore une véritable "angoisse" de la page blanche, mais je crois que cela commence à y ressembler !
Le ciel tout entier est dans tes yeux
Qui sont si beaux et si radieux
Que partout où tu vas
Tu apportes la joie.
La rose ressemble à ton frais minois
Qui s'orne de perles scintillantes
Lorsque ta gaieté si rayonnante
S'incarne en ton sourire merveilleux.
Semblables à un rayon de miel
Tes très beaux cheveux auréolent
Ton visage :
Celui d'un dieu.
Tout en toi n'est que beauté.
On croirait que d'une légende
Des temps de l'Antiquité
Tu sors. En toi le soleil chante.
Tu es si doux, si parfait
Le poème ci-dessus est l'un des tout premiers que j'ai écrits : j'étais encore collégienne, il y a... oh la la ! déjà presque une quarantaine d'années !
Il est un salaud sot Qui bien sottement saute Et moi je suis trop sotte De verser tant de seaux De larmes sottes... Sotte ! Il m'a marqué ce sot Par ses si fous assauts De son éternel sceau. Il cherche encor, ce sot, Qui se la joue perso Et si sottement saute, A sauter d'autres sottes Qui le prennent pour un sot Flattant son ego de sot Egratignent son coeur sot Le rendent encor plus sot... Puis il revient vers moi, pauvre sotte Amoureuse de l'ignoble sot, Qui l'aide à digérer ses sottises Mais ne sait-il pas ce pauvre sot Que celle qui l'attend c'est moi, Sa Terre Promise c'est moi...
Il faut changer les mentalités, car tant que des gens auront peur, ils développeront en eux la haine, et tant que les gens auront la haine ils créeront la peur autour d'eux...
Clementia, poétesse de Wittelsheim (en Alsace).
Ma citation préférée : "J'ai désiré de faire du bien, mais je n'ai pas désiré de faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien, comme le bien ne faisait pas de bruit "
(Louis-Claude de Saint-Martin, "le Philosophe Inconnu" ; 1743-1803)
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