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mardi 22 avril 2008, a 09:57
Un tanka de Clementia : "Pluie"
 

PLUIE :

 

Des gouttes d'ennui
Sur les parapluies d'avril
Et dans mon coeur gris
D'un matin désespérance
M'apportent un froid immense

 

Clementia

22 avril 2008

mardi 22 janvier 2008, a 08:25
Mes poèmes en langue anglaise : Clementia's poetry
 

Depuis quelques jours j'ai aussi un blog en langue anglaise, sur lequel je publie les poèmes que je rédige depuis quelques mois dans cette langue dans laquelle je me perfectionne.

Je sais que j'ai encore beaucoup de progrès à faire dans la langue de Shakespeare, mais je ne désespère pas d'arriver à m'exprimer plus que couramment en anglais.

 

Voici le lien vers ce nouveau blog : 

Clementia's poetry blog

dimanche 16 septembre 2007, a 07:58
Mon nouveau site web : Clementia Haïku & Tanka
 

Depuis quelques jours je m'essaie aux haïkus et tankas, poésies d'origine japonaise.

Le principe de base en est simple à comprendre :

- aucune contrainte de rimes

- un tercet de 5-7-5 (la plupart du temps avec une allusion à l'une ou l'autre des saisons, sans la nommer) et voilà un haïku

- si l'on y ajoute un distique de 7-7 cela fait un tanka

Je n'oserai jamais prétendre être une experte en matière de haïku ou de tanka, mais vous pouvez découvrir quelques-uns de mes "essais" sur mon nouveau site que j'actualiserai au fur et à mesure de mes "inspirations" (cliquez simplement sur les mots soulignés) :

Clementia Haïku & Tanka 

 

(la video, c'est un clin d'oeil à ma fille Lorelei, dont Placebo est LE goupe de musique préféré)



vendredi 14 septembre 2007, a 00:34
Un haïku de Clementia : Angine
 

Le vent s'est fait frais,

J'ai la gorge qui picote,

Je suis fatiguée.

 

©Clementia

14/09/2007

mercredi 12 septembre 2007, a 10:35
Un haïku de Clementia : Mésange
 

Mésange au jardin

Picore les tournesols

D'un bec méthodique

 

©Clementia

12/09/2007

mercredi 29 août 2007, a 07:45
Petit poème d'amour, de Clementia
 

 

Petit poème d'amour

 

 

Donne-moi ta douleur

Confie-moi tes peines

Pose-les sur mon coeur

Que je les fasse miennes

Et qu'ainsi mon amour

Chassant la pluie d'automne

Ensoleille tes jours

Puisque à toi je me donne

 

 

Clementia

29/08/2007  

dimanche 26 août 2007, a 09:42
Ô Dieu de mon coeur... (prière de Clementia)
 

O Dieu de mon coeur...

 

 

O Dieu de mon coeur,

Toi qui créas toutes choses pour le Bien,

Toi qui veilles sur Ta création, et sur l'accomplissement de Ton plan,

Toi qui mets en chaque être l'aspiration, et qui par conséquent influenças mon désir de Te servir, à travers Tes créatures, qui sont mes semblables créées à Ton image,

Tu me connais, car Tu veilles sur chaque grain de poussière,

Tu connais donc mes instants de découragement, d'impatience, de colère, de méchanceté, quand la tâche qui m'a été confiée me pèse, me semble trop grande, et que j'ai l'impression de ne jamais pouvoir me mettre à jour avec mon travail. Tu connais les moments où la fatigue me terrasse, et Tu connais les murmures et les cris de mon coeur.

C'est Toi seul qui peux me redonner courage, patience, calme, amour, afin que je puisse à nouveau vivre vraiment pour Toi et pour Tes créatures.

C'est Toi qui me redonnes la confiance et la force nécessaires pour abattre les multiples tâches, humbles et pourtant tellement utiles, d'un coeur de plus en plus léger.

C'est Toi qui pardonnes mes instants de découragement et de désespoir, et qui me redonnes la joie et la vigueur pour que montent à nouveau vers Toi les louanges de mon coeur.

A nouveau, aujourd'hui, comme à chaque instant de mon existence, Tu as renouvelé mes forces pour Te servir, et pour tout cela je veux Te rendre grâces à chaque instant de mon humble existence.

 

Clementia

1984

 

 

dimanche 26 août 2007, a 01:55
Un poème de Clementia : Empathie
 

Empathie

 

 

Frère de plume à l’autre bout du monde

Ami lointain qui m’es pourtant si proche

Tu sais bien qu’il m’arrive si souvent

De ressentir chaque joie chaque peine

Et toutes tes pensées de chaque instant

Par-delà abysses et océans

 

Tes doutes tes désirs

Sont semblables aux miens

Et souvent tes chagrins

M’arrachent des soupirs

 

Mes mots te font pleurer

Ta voix me fait rêver

Et lorsque mon cœur chante

Par magie tu m’entends

 

Quand tu es fatigué

C’est moi qui n’en puis plus

Mais quand tu ne dis rien

Tu sais que je t’entends

 

Bien que nos horaires soient décalés

Nous savons où et quand nous retrouver

Lorsque tu ne veux pas me révéler

Quelle douleur et quels doutes te minent

J’envoie toutes mes ondes arc-en-ciel

Afin que tes forces se renouvellent

 

 

© Clementia

26 août 2007  



samedi 25 août 2007, a 01:47
Un poème de Clementia : Ne vaut-il pas mieux être mort qu'esclave
 

Ne vaut-il pas mieux être mort qu'esclave

 

«Liewer tod as sklaw - plutôt mort qu’esclave » (devise de la ville de Guebwiller )

« potiam mori quam foedari – plutôt mort que failli» (devise de la Duchesse Anne de Bretagne)

 

 

Comme un poisson rouge à la morne vie ennuyeuse

Je me heurte aux froides parois glauques et glacées

Du monde immonde qui est pour moi un aquarium

Routine sans issue dans le carcan de béton

Quotidiennes corvées à l’infini répétées

Je nage entre schizophrénie et misanthropie

Celle que je suis et celle que je voudrais être

Ne peuvent pas s’accepter et n’aiment plus personne

Pourtant il faut continuer dans le mortel ennui

De ma vie compliquée dont je ne vois pas l’issue

Cet étouffant carcan où je ne puis être moi

Et me revient alors en mémoire la devise

De la ville où j’ai grandi « vivre libre ou mourir »

Le poisson rouge de mon enfance se jetait

Hors de sa triste prison à chaque pleine lune…

Nous le sauvions à temps, mais l’image m’est restée

Maintenant moi je tourne sans espoir dans ma vie

Solitaire dans un sombre bocal trop petit

Et j’ai tellement besoin d’espaces infinis

 

 

© Clementia

06/02/2006 – 25/08/2007

 

 

vendredi 24 août 2007, a 03:34
Un poème de Clementia : Ma maison du bonheur
 

Ma maison du bonheur

 

Loin des mégalopoles inhumaines,

Géantes solitudes conjuguées,

Dont les bâtisses tendent vers le ciel

En supplications inutiles

Leurs infinies désespérances,

Je recherche la maison de mes rêves

Une place sereine où toi et moi

Au calme préservé serons heureux.

 

Le jardin se colore en mille fleurs,

Joies du botaniste et de l’herboriste,

Présages de tisanes généreuses.

Arbres fruitiers en espaliers,

Généreux buissons d’églantiers,

Fraises, framboises et cassis…

Autant de promesses de confitures

Que mes mains aimantes prépareront

Pour régaler tous mes petits-enfants.

 

Au potager, aux chaleurs de l’été,

Tous les légumes les plus étonnants

Annoncent une récolte joyeuse

Que savoureront nos amis

Quand ils viendront nous visiter

Pour quelques jours loin de la ville.

Les abeilles de mes ruches butinent

Les bruyères, les genêts, les ajoncs

Qu’en miel parfumé nous retrouverons.

 

Les rideaux crochetés laissent passer

Du soleil les tièdes rayons diaprés.

Des napperons sourient sur chaque meuble.

Dans les armoires la lavande

Fleurent bon un parfum d’antan

Sur les piles de linge si moelleux.

Les meubles anciens sentent l’encaustique

Dans leur patine le soleil se mire

 

Quand les effluves de pâtisseries

Accueillent mes joyeux petits-enfants

Ils savent bien qu’ils vont se régaler.

On rencontre dans tous les coins

De tout doux nounours en peluche

Et tant de nombreux coussins bigarrés

Nous inviteront à la confidence

Et sauront consoler tous les chagrins.

 

Autour de l’âtre à la douce chaleur

Les visages rayonnent de bonheur

Paix dans les âmes et joie dans les cœurs.

Sur tous les murs pleins d’étagères

Se pressent mes amis les livres

Mes grands complices de tous les instants,

Ceux qui m’instruisent ou me réconfortent,

Ou simplement ceux qui me divertissent.

 

Dans le jardin une eau claire murmure.

Tout près d’un saule joue mon chien joyeux

Husky au mystérieux regard vairon

Batifolant sans réveiller

Le chat qui ronronne au soleil

Au pigeonnier roucoulent les colombes,

Quand dans les arbustes et les buissons

Des oiseaux s’appellent puis se répondent.

 

Vers l’horizon j’entends sur l’océan

Mouettes et sirènes de bateaux

Au vent salé des longues traversées.

Sur mon bureau la plume est prête

A recueillir l’inspiration

Si la muse furtive me visite.

Sous le dais velours d’un ciel étoilé

La nuit d’été parfume le jardin.

 

   

 

© Clementia

24/07/2007

 

 

mercredi 22 août 2007, a 12:59
Un poème de Clementia : Pourtant...
 

Pourtant...

 

Pourtant quand ma muse s'absente

J'erre

Je désespère

De sombres pensées me hantent 

Et l'idée d'un ailleurs me tente

Une porte s'entr'ouvre

J'entre

Et je découvre

Des pistes vers un gouffre

Serait-ce l'enfer de Dante

Qui correspondrait à mes attentes ?

Et ces musiques

Aux rythmiques

Telluriques

Fantastiques

Apporteraient des transes

Peut-être des danses

Où ma désespérance

Trouverait un passager oubli

Au gris sombre de ma vie

Et à mon mortel ennui...

 

 

Clementia

22/08/2007

 

mercredi 22 août 2007, a 01:58
Un poème de Clementia : Instants d'éternité
 

Instants d'éternité

 

 

Il est dans ma vie des signes puissants 

Comme des clins d'oeil du destin                    

Et ceux-ci m'ont menée à toi                           

Semant un grand bouquet d'éternité                

 

La douce fleur balbutiements                          

Quand nous nous sommes rencontrés  

Lorsque nos âmes ont su reconnaître              

Chacune en l'autre son reflet               

 

L'étoile de ton doux regard                 

Qui de son charme fascinant                           

Me fit oublier toute loi                         

Me liant pour toujours à toi                             

 

L'étincelle de ton sourire                                 

Qui remplit tes yeux de paillettes                     

Savait chasser toute tristesse                           

De mon coeur qui s'offrait au tien                    

 

La tendre chaleur de ta main                           

Prenant tout doucement la mienne       

Pour me guider sur le chemin              

Me fit oublier toute peine                                

 

La chaude étreinte de tes bras             

Me plaçant sous ta protection             

Dans le plus charmant des baisers                   

Je ne pourrai les oublier                                  

 

La passion des corps enlacés              

La puissance émanant de toi               

Et cette douceur de ta peau                            

J'en garde à jamais ton empreinte                    

 

Oh retrouver dans le silence                

Nos échanges de confidences                         

Chacun de nous sait écouter               

L'autre puis le réconforter                   

 

La force de nos semblables pensées               

Qui se rejoignent malgré les distances  

N'est pas illusoire tu sais                                 

Nous sommes sur même fréquence     

 

Et tous ces petits signes sont si grands             

Chaque jour depuis que je te connais              

Je sais rien ne pourra les arrêter                      

Par-delà les frontières de la vie           

 

Tous ces instants d'éternité                              

Que mon coeur garde en bouquet                   

Sont comme autant de soleils                          

Qui me font entrevoir le ciel                

 

 

© Clementia

21/08/2007  

dimanche 19 août 2007, a 21:30
Un poème de Clementia : Là où se ressource mon coeur
 

Là où se ressource mon coeur 

 

Une chute d'eau berce sans fin l'atmosphère

De cet endroit perdu et solitaire

Sur ma peau la pluie ruisselle

Ainsi que sur les quelques fleurs si belles

La foudre et le tonnerre parfois

Essaient de provoquer mon effroi

Mais c'est ici au milieu des pierres

Dans cette retraite solitaire

Que mon âme se régénère

Et que mon corps harassé

A trouvé où se reposer

Là où mon coeur vient se ressourcer

 

 

Clementia

19/08/2007

 

dimanche 19 août 2007, a 21:22
Un poème de Clementia : La solitude de la danseuse
 

 LA SOLITUDE DE LA DANSEUSE

 

Danser sur scène avec volupté

Aux accents de musiques endiablées

Et m'offrir ainsi chaque soir

A la chaleur de tant de regards

Changer de costume chaque jour

Pour plus vous plaire toujours

Etre appréciée, adulée, désirée

Par de fervents admirateurs

Qui viennent me regarder

Et faire battre tant de coeurs

 

Et pourtant, dans la froideur de la nuit

Lorsque le spectacle est fini

Etre triste comme les pierres

Errante sur la terre

Seule avec moi-même

Sans personne qui m'aime

 

Mais pourquoi me lamenter

Sur une vie que j'ai choisie

Oui ma passion est de danser

C'est pourquoi je sacrifie

Aux feux de la rampe tout espoir

D'autres bonheurs moins illusoires

 

Qui pourrait partager la vie

D'une artiste libre comme l'air

Sacrifiant au vent infini

Les joies d'un aujourd'hui

Que je ne peux même pas cueillir

Sachant que mon seul désir

Serait dêtre bercée tendrement

Dans les bras d'un unique amant

Qui seul saurait me comprendre

Et accepterait de m'attendre

Puis la nuit venue me ferait l'offrande

De ses gestes les plus tendres

Et me couvrirait de baisers

Pour d'infinis moments passionnés.

 

 

Clementia

05/08/2007

 

jeudi 19 juillet 2007, a 06:43
Un poème de Clementia : Le grenouille de bar
 

LA GRENOUILLE DE BAR

 

 

Vous connaissiez déjà

La grenouille bigote

Dite de bénitier

Ses opinions coincées

Et son air renfrogné

Aujourd'hui pour changer

Je veux vosu présenter

La grenouille de bar

Qui assise au comptoir

A l'apéro programme

La pluie et le beau temps

 

Les caprices du ciel

Les moindres faits divers

Tout les petits potins

Ou les célébrités

N'ont plus aucun secret

Pour son cerveau fumant

Quand l'alcool coule à flots

 

Face à sa pseudo-science

Les météorologues

Les experts les plus forts

Et tous les philosophes

Ou les plus grands penseurs

Peuvent aller se coucher

 

Elle a toujours raison

Ses prévisions sont seules

L'exactitude même

Du moins le pense-t-elle

Quand le verre à la main

Elle se gargarise

Et s'auto-complimente

Admirant son nombril

 

Une fois qu'elle a fait

La pluie et le beau temps

Elle décide aussi

De refaire le monde

Elle veut constituer

Le bon gouvernement

Et ses bonnes idées

Produiront des emplois

L'économie mondiale

Et les cours de la bourse

N'auront évidemment

Aucun secret pour ellle

 

Si on lui con fiait

Un jour la présidence

Il est sûr que la France

Serait enfin prospère

Car seules ses idées

Dans les vapeurs d'alcool

Peuvent sauver le monde

Après moultes rasades

 

Mais il vous faudra bien

Ne pas la contredire

Sans quoi cette grenouille

Deviendrait un dragon

Eructant de colère

Car l'alcool est son maître

Qui bien trop la domine

Et en fait son esclave

 

 

© Clementia

(19/09/2006 -18/07/2007)   

lundi 14 mai 2007, a 01:22
Un poème de Clementia : Apprivoiser le temps
 

APPRIVOISER LE TEMPS

 

 

Les jours s'enfuient, les années passent

Et pas un seul instant à moi

Les marmots et les casseroles

Conduire et chercher à l'école

Alors que revient la saison

Du vert printemps, des jours plus beaux

Lorsque fleurit le renouveau

Je remets sans cesse à demain

Tout ce qu'il faudrait que je fasse

Pour retrouver la paix en moi

Afin de jouer le beau rôle

Et pour recouvrer la raison

Ah que j'apprivoise le temps

Pour mériter des jours plus beaux

Et trouver le bonheur enfui

 

 

© Clementia

23/03/2007 - 02/04/2007

 

lundi 14 mai 2007, a 01:00
De Clementia : Des mots qui ne veulent pas venir, ou l'angoisse de la page blanche
 

DES MOTS QUI NE VEULENT PAS VENIR,

OU L'ANGOISSE DE LA PAGE BLANCHE

 

 

Des mots qui ne veulent pas venir jusqu'à mon stylo, des idées qui pourtant se bousculent en vrac dans ma tête... Ce n'est pas comme ça que j'arriverai à exprimer sur le papier tous ces souvenirs que je voudrais vous relater !

 

Prendre un fil conducteur ? Ou plutôt noter les idées en vrac ?... Pourquoi (et surtout comment) tant d'auteurs arrivent-ils à nous faire partager leurs émotions, comment font-ils, eux, pour intéresser, retenir l'attention du lecteur et le tenir en haleine tout au long du récit, lui donnant vraiment envie de lire l'ouvrage jusqu'à sa fin ?

 

Chez moi, il n'y a que des brouillons, ou même des ébauches de brouillon : quelques mots jetés sur un carnet au fil des pensées, des phrases ou des fragments de raisonnement se baladant sur des feuilles en vrac dans le désordre de mes tiroirs... Mais pourtant, tous ces petits morceaux dissemblables d'écriture sont comme autant de reflets de ma personnalité, changeant au fil des errances de mes pensées !

 

 

© Clementia, printemps 2007

 

vendredi 04 mai 2007, a 23:46
Un poème de Clementia : Forêt printanière tant aimée...
 

FORET PRINTANIERE TANT AIMEE…

 

 

Forêt printanière tant aimée

Je te retrouve enfin

Combien tu m’as manqué

Mes pieds nus foulant l’herbe

Je reprends contact avec toi

 

Les genêts d’or flamboient

Les oiseaux chantent à cœur joie

Deux merles effrontés

Batifolent devant moi

La charmante aubépine

Enfloconne les branches

Les vanesses mutines

Ailes blanches et diaprées

Ou caresses mordorées

Volent autour de moi

 

Les sceaux de Salomon

Prosternent leurs clochettes

En fausse humilité

Jalousant sous la feuillée

Les secrets du premier mai

Qui se trahissent d’un parfum

Ce muguet généreux

Pour qui sait le mériter

Se cachant au fond des bois

 

Les petits boutons d’or

Eclairent de leur sourire

Les abords du chemin

Les discrètes violettes

Et les yeux de Marie

Sont autant de clins d’œil

Auprès des fraîches fleurettes

Des fraisiers des bois

 

Attention à ne pas marcher

Sur mon ami le scarabée

 

Les chênes reverdis

Au feuillage charmant

Couvrent de mystère et de paix

Ma déambulation en forêt

Il en est un dont le tronc noueux

Me proposerait comme un banc

Pour une halte de quelques instants

Mais bien qu’il soit tentant

Je préfère m’adosser

A celui qui est fort et droit

Et ainsi contre son tronc

Sereinement me ressourcer

 

Partout les oiseaux lancent

Les trilles de leurs chants

Charmants

Alors que les sphères

Légères

De pissenlit

S’émiettent en volant

Au vent

Maintenant c’est le coucou

Qu’au loin

Coquin

J’entends

Alors qu’en même temps

J’aperçois les fines corolles

Des blanches fleurs d’autres coucous

 

Pendant tout un hiver

L’inspiration m’avait quittée

Mais je viens de la retrouver

En musardant sous la feuillée

De ma forêt préférée

La plume se met à frétiller

Et mes pensées à fourmiller

Pour raconter la sylvestre beauté

Et narrer mon doux émoi

Le bonheur d’avoir retrouvé

Ma chère forêt enchantée

  

 

© Clementia

04/05/2007

 

mardi 13 mars 2007, a 09:18
Poétesse en mal d'inspiration...
 

Depuis quelques semaines (dirai-je quelques mois ?), je ne suis plus tellement inspirée en matière de création poétique.

Avant, il y a eu toute une période où j'écrivais parfois plusieurs poèmes par jour (par nuit). Les mots venaient tout seuls, sans que je les sollicite.

Maintenant, il y a bien quelques poèmes inachevés qui traînent depuis des mois dans mon bloc-notes, mais je n'arrive pas à les terminer de façon qui me plaise. Et il ne me vient aucun autre sujet de poésie.

J'espère qu'avec la venue des beaux jours, les mots reprendront aussi pour moi le chemin  vers de nouveaux poèmes.

D'un autre côté, il y a parfois (souvent) des situations de la vie qui me donnent des idées de nouvelles ou de romans, mais là aussi je n'arrive actuellement pas à les coucher sur le papier ! Je trouve que tout cela est bien dommage, j'ai l'impression de traverser une phase aride et stérile. Ce n'est pas encore une véritable "angoisse" de la page blanche, mais je crois que cela commence à y ressembler ! 

mercredi 07 février 2007, a 06:05
Pour la Saint-Valentin (poème de Clementia)
 

POUR LA SAINT-VALENTIN

 

Le ciel tout entier est dans tes yeux

Qui sont si beaux et si radieux

Que partout où tu vas

Tu apportes la joie.

La rose ressemble à ton frais minois

Qui s'orne de perles scintillantes

Lorsque ta gaieté si rayonnante

S'incarne en ton sourire merveilleux.

Semblables à un rayon de miel

Tes très beaux cheveux auréolent

Ton visage :

Celui d'un dieu.

Tout en toi n'est que beauté.

On croirait que d'une légende

Des temps de l'Antiquité

Tu sors. En toi le soleil chante.

Tu es si doux, si parfait

Qu'en toi mon amour je mets.

 

Clementia

13 février 1970

 

 

Le poème ci-dessus est l'un des tout premiers que j'ai écrits : j'étais encore collégienne, il y a... oh la la ! déjà presque une quarantaine d'années !

samedi 23 décembre 2006, a 07:23
Un poème de Clementia : Croire encore au Père Noël
 

Croire encore au Père Noël

 

 

Dans la froide solitude

Des longues soirées d’hiver,

Je vois des rues illuminées

Où la foule stressée se presse…

Dans le bruit des villes,

Noël approche à grands pas…

C’est demain déjà :

Noël est presque là !

 

Ah, croire encore au Père Noël,

Redevenir un petit enfant

Et attendre, confiant

Tous les joujoux les plus beaux

Tous les merveilleux cadeaux

 

Les infos à la télé

Apportent leur lot quotidien

De guerres et de peurs,

De violences, de malheurs,

Tant de cris de douleur.

Père Noël, apporte-nous

Des infos enchantées,

Des images merveilleuses,

Des musiques joyeuses ;

La paix et la confiance

La douceur et le bonheur

Seraient de si beaux cadeaux.

 

Ah, croire encore au Père Noël,

Redevenir un petit enfant

Et attendre, confiant

Tous les joujoux les plus beaux

Tous les merveilleux cadeaux

 

Les listes de cadeaux obligés

Pour des clans qui se critiquent,

Les gueuletons de fin d’année

Et les porte-monnaie vides…

La crise, le chômage,

Les dettes, les soucis…

Mais il faut fêter Noël !

Les fenêtres illuminées

La facture viendra après !

Père Noël, apporte-nous

Le véritable esprit de Noël,

De douceur et d’amour.

 

Ah, croire encore au Père Noël,

Redevenir un petit enfant

Et attendre, confiant

Tous les joujoux les plus beaux

Tous les merveilleux cadeaux

 

Autour de la table de fête

Il y a des chaises vides,

Les absents nous manquent :

Ceux qui font la tête,

Ceux qui sont au loin,

Ceux qui dorment dans la terre…

Mais comment fêter Noël

Quand leur présence nous manque,

Pourquoi mettre un sapin

Dans un désespoir amer ?

Notre douleur est si grande,

Père Noël, que peux-tu faire ?

 

Ah, croire encore au Père Noël,

Redevenir un petit enfant

Et attendre, confiant

Tous les joujoux les plus beaux

Tous les merveilleux cadeaux

 

© Clementia

23 décembre 2006

 

dimanche 17 décembre 2006, a 21:57
Un poème de Clementia : Noël
 

Noël

 

 

Noël ! Fête de la Lumière et de la Paix

Des bras ouverts, des temps venus,

Des yeux rieurs, des mains tendues ;

Les encens, les alléluias

Et tous ces cœurs emplis de joie

Construisent un monde d’harmonie à jamais.

 

Noël ! Au cœur des longues nuits de notre hiver

Sous le sapin, dans le berceau

Voici le plus beau des cadeaux :

L’enfant fragile et merveilleux

Qui nous fut envoyé par Dieu…

La Nativité donne l’espoir à la terre.

 

Noël ! Dans les grandes villes illuminées

Les petits chalets enchantés

Des typiques petits marchés

Offrent tant d’idées de cadeaux

Aux foules denses de badauds

Sous un ciel clignotant d’étoiles colorées.

 

Noël ! C’est aussi la confortable chaleur

Autour du verdoyant sapin

Et dans son magique parfum

La table mise, le festin :

Partager, savourer enfin

Le repas de fête qui réchauffe les cœurs.

 

Noël ! Souvenirs des douces veillées d’antan

Dont je me languis chaque année.

Je voudrais encore entonner

Les doux cantiques de jadis

Sous l’or flamboyant des bougies

Entourée de tous mes enfants que j’aime tant.

 

Noël d’espoir des guerriers déposant les armes

Et des frères ennemis s’attablant ensemble

Avec des mots d’amour, des paroles de paix

Et les projets d’un avenir meilleur.

Un Noël où les hommes d’affaires pressés

Ont enfin tout le temps pour ceux qui leur sont proches.

Noël sans solitude, Noël sans désespoir,

Joyeux Noël pour tous : il n’y a plus d’exclus,

Tous ont un toit, un travail, un bel avenir.

Noël dans les abris de nuit illuminés,

Accueil et partage rayonnent aux foyers :

Noël où la fraternité est la plus forte.

Désormais amour, confiance et sérénité

Ont chassé à jamais la violence et la peur.

 

Nuit la plus douce de l’année

Où tout est devenu possible ;

Envie de paix, instants de trêve :

Laissons devenir vrais nos rêves !

 

Je veux de ces Noëls au quotidien

Et trois cent soixante-six jours par an,

Noël pour tous les siècles de la terre,

Noël pour chacun de mes frères.

 

 

© Clementia

13 décembre – 17 décembre 2006

 

mercredi 06 décembre 2006, a 20:51
Un poème de Clementia : "Au beau rêve enfui"
 

AU BEAU REVE ENFUI

 

Je suis en ton pouvoir

Je dois le reconnaître

J’en oublie mes devoirs

Ton esprit est mon maître

Je sens qu’il me faut fuir

Echapper à ton charme

Il me faut réagir

Sinon tu me désarmes

 

A chaque flatterie

De ta bouche menteuse

Voir la supercherie

Au fond de ton regard

A chaque effleurement

De tes mains baladeuses

Braver l’envoûtement

Ou fuir ton traquenard…

 

Quand passé le séisme

De la folle passion

J’ai vu ton égoïsme

Tuer mes illusions

Mon cœur gardant la plaie

De cette trahison

J’ai bien cru que j’allais

Perdre toute raison

 

A quoi me sert de vivre

Si j’ai perdu la foi

Ne reste que la fuite

Ou me venger de toi

L’envie de te détruire

Sans aucun état d’âme

Comme tu m’as détruite

En provoquant mes larmes

 

Mais je voudrais pourtant

Que vers moi tu reviennes

Car de toute façon

C’est à toi qu’est mon cœur

Je survis et j’attends

Que tu me fasses tienne

Je sais ma déraison

Mais c’est toi mon bonheur

 

 

© Clementia

22 novembre 2006 – 6 décembre 2006

 

mercredi 06 décembre 2006, a 19:54
Un poème de Clementia : "Pas marrant du tout..."
 

PAS MARRANT DU TOUT...

 

 

Mal-être

Vague à l’âme

Souffrance accumulée

Toute la journée j’en ai marre

Je me couche, j’en ai marre

Je me lève, j’en ai marre

Même dans mes rêves j’en ai marre

Un vrai cauchemar

 

Mettre ce qui ne va pas

De côté

Pour une autre fois

Pour réessayer

Et garder l’espoir

Malgré tout

Pas facile

Du tout

 

Cette boule au ventre

De tristesse

Ou de stress

Me tourmente

 

Ce trop-plein de larmes

Que je retiens

Pour ne pas craquer

Me désarme

Est-ce la tristesse des autres

Ou la mienne

Qui résonne en mon cœur

 

Et zut, il faut sourire,

Faire face

Car les autres s’en fichent.

Que leur importent

Mes états d’âme…

 

 

© Clementia

 

mardi 14 novembre 2006, a 23:43
Un poème de Clementia : encore un instant
 

ENCORE UN INSTANT

 

 

Laisse-moi encore un instant

Croire que je peux être à toi

Et garde encore quelque temps

Tes douces mains posées sur moi

Même si nous laissons couler

Nos larmes trop longtemps cachées

Laisse-moi le temps d'un soupir

Croire que je n'ai pas rêvé

Laisse-moi encore espérer

Que tout pourrait recommencer

 

 

© Clementia

 

dimanche 22 octobre 2006, a 21:43
de Clementia : Sur la Chanson de Prévert
 


Sur la Chanson de Prévert


(ces paroles peuvent être chantées sur la mélodie de la "Chanson de Prévert" composée par Serge Gainsbourg)


 

 


Je me souviens avec tristesse


De quelques instants de tendresse


Dans la forêt qui fut magique


Mes pas se font mélancoliques


 


Car maintenant les feuilles mortes


Sont seules à me susurrer


Que sans toi plus rien ne m’importe


Depuis que tu m’as délaissée


 


Moi qui voulais tant t’offrir ma vie


Etre toujours à tes côtés


Je dois juste être ton amie


Simplement bonne à t’écouter


 


Et sous mes pas les feuilles mortes


C’est mon cœur que tu as foulé


Et sans toi plus rien ne m’importe


Toujours seule je resterai


 


Mais pourtant quand même j’espère


Qu’un beau jour enfin tu comprennes


Que sans moi tu ne peux rien faire


Et que pour toujours je suis tienne


 


Alors enfin les feuilles mortes


Seront remplacées par des fleurs


Lorsque tu m’ouvriras ta porte


M’offrant désormais le bonheur


 


 


© Clementia


20 octobre 2006


mardi 10 octobre 2006, a 08:54
Une pensée de Clementia
 

Il faut changer les mentalités, car tant que des gens auront peur, ils développeront en eux la haine, et tant que les gens auront la haine ils créeront la peur autour d'eux...

© Clementia

 mars 2004

mercredi 04 octobre 2006, a 20:49
Un poème de Clementia : "Je vous pourris la vie"
 

Je vous pourris la vie…

 

Aujourd’hui l’un d’entre vous m’a dit

Que je vous pourrissais la vie

Et voila que tout s’écroule

Je suis de plus en plus seule

 

J’avais déjà appris que ma mère

N’avait jamais été vraiment fière

De moi qui ne lui apportais

Que des soucis et du chagrin

 

Je sais bien que j’ai pourri la vie

A l’un puis l’autre de mes maris

Du premier que j’ai rejeté

Puis du second qui prit ma main

 

Il paraît que je pourris aussi

La vie de mes enfants, m’a-t-on dit

Sévère, suis-je trop rigide,

Mon amour est-il trop solide

 

Et bientôt pour mes petits-enfants

Lorsqu’ils seront devenus plus grands

Mon caractère et mes manies

Seront sujets de moqueries

 

Et quelle est ma place dans les vies

De vous trois que je crois mes amis

Ne serais-je donc qu’un boulet

Peut-être une source d’ennuis

 

Et que penser du reste des gens

Avec qui aussi je parle souvent

Je les embête, les ennuie

Alors je leur pourris la vie

 

Je ne suis donc qu’un boulet qu’on traîne

Et toutes ces relations sont vaines

Alors pourquoi suis-je encor là

A souffrir dans mon cœur si las

 

 

© Clementia

4 octobre 2006

 

dimanche 24 septembre 2006, a 09:06
Un poème de Clementia : de l'églantine à la rose
 

  De l’églantine à la rose

 

 

Jadis, j’avais un seul ami,

Le seul qui savait m’écouter,

Etre là, me réconforter…

C’était celui qui triompha

Du mal par sa mort sur la croix

Dans ma solitude infinie

J’allais déjà me ressourcer

Dans les ombrages des forêts

Dans la douceur de la verdure

Et les beautés de la nature

 

 

Un jour où je passais

Tout près de l’églantier

En douces fleurs rosées

Il m’offrit ses baisers

Alors je lui parlai

Et je lui confiai

Mes peines, mes soucis

Mon besoin d’un ami,

Mais aussi mon désir

D’aider et de servir.

 

 

Réconfortant, il m’offrit sa beauté,

De ses clairs pétales l’opalescence,

De son parfum la suave innocence,

La caresse satin de sa candeur

Et, du soleil émanant de son cœur,

Je le sentis près de moi chuchoter :

Chasse cette tristesse de ton cœur

Bientôt, sur ton chemin, tu vas trouver

Des vrais amis, des frères et des sœurs

Servant l’idéal dont tu as rêvé.

 

 

Alors, je m’en fus apaisée,

Vivifiée par la rosée

De cette belle promesse,

Je délaissai toute tristesse.

 

 

Après quelques années,

C’est une rose que j’ai trouvée,

Posée au centre de la croix.

Elle guida mes pas vers le portail

Où je trouvai les frères et les sœurs

Que m’avait promis l’églantine.

 

 

 

© Clementia

10/04 – 06/10/2005

mercredi 20 septembre 2006, a 17:28
Un poème de Clementia : Memento moris
 

  Memento moris
(Memento, quia pulvis es et in pulverum revertis)



Personne n'avait rien entendu ce matin
Car la Camarde hypocrite était très discrète
Le long des murs elle s'est faufilée sans bruit
Pour attraper de ses doigts crochus et avides
La pauvre âme fatiguée et désespérée
Et nul n'a remarqué l'Ankou qui arrivait
Dans une ombre complice il se dissimulait
Et sa charrette a rapidement emporté
Dans un cercueil de bois le corps inerte et froid
La triste enveloppe devenue inutile
Pourtant voila que tant de badauds étonnés
Au logis du défunt se sont vite attroupés
Car la rumeur avait couru de l'un à l'autre
Chacun voulait savoir ce qui s'était passé
Une fascination les paralysait tous
Songeaient-ils que bientôt arriverait leur tour
Devenaient-ils conscients du prix de chaque instant
Et dans le champ là-bas à côté du tombeau
Etait-ce un prochain glas qu'attendaient les corbeaux
Tandis qu'à l'horizon disparaissait la Mort
© Clementia
15 septembre 2006 – 20 septembre 2006

lundi 11 septembre 2006, a 23:10
Un poème de Clementia : Battements de coeur, battements d'ailes
 

  Battements de cœur, battements d’ailes

 

 

Nos battements de cœur

Amour à tire d’aile

Pensées battements d’ailes

Nos frissons crève-cœur

 

Lorsque nos corps se frôlent

Nos âmes s’interpellent

Nos chemins parallèles

L’attente des paroles

 

Dans ce long cache-cache

Que d’interrogations

Et trop d’hésitations

Mais il faut que tu saches…

 

La feuille verte belle

Trèfle porte-bonheur

Apporte dans mon cœur

La douce ritournelle

 

Pour que volent au vent

Les quatre petits cœurs

Symbole du bonheur

Je te veux pour amant

 

© Clementia

21 juin – 11 septembre 2006

lundi 11 septembre 2006, a 23:06
Un poème de Clementia : L'été caniculaire
 

L’été caniculaire

 

 

Les rouges petites griottes

Qu’on rapine et puis qu’on grignote

La chaleur qui étend sa chape

De moiteur et de touffeur

Et c’est déjà la canicule

Dans les champs blonds les blés murs craquent

Sous la caresse de Phébus

Le torrent clair est asséché

Et ma grande soif de fraîcheur

Conduit mes pas sous les feuillages

Des nuées de taquins moustiques

M’assaillent alors et me piquent

Il fait si chaud que la nature

Se cache en langoureux murmures

Je n’ai plus envie de bouger

Du cagnard je vais m’abriter

Sous l’ombre amie de la chênaie

Savourant l’instant de détente

Avec un livre des vieux sages

Mon âme retrouve la paix

Que j’avais longtemps oubliée

Puis c’est allongée que je reste

Cachée par le complice ombrage

Pour faire une agréable sieste

 

© Clementia

20 juin – 11 septembre 2006

 

lundi 11 septembre 2006, a 23:04
Un poème de Clementia : Pourquoi tout compliquer
 

  Pourquoi tout compliquer

 

 

Pourquoi tout compliquer

Pourquoi te torturer

Laisse-toi donc porter

Par ces torrents d’amour

Qui viennent de mon cœur

Par la lave en fusion

De ma grande passion

Promesse de bonheur

Je veux t’aimer toujours

Cesse de cogiter

Et pourquoi donc pleurer

Je veux te protéger

 

Pourquoi te questionner

Et pourquoi hésiter

Laisse donc tes pensées

Aller vers moi toujours

Accueillir la douceur

De ma folle passion

Pour enfin savourer

Notre amour partagé

Ne plus rien compliquer

Fuir le regard des autres

Vivre sur un nuage

Loin de leurs commérages

 

 

© Clementia

29 juin  – 11 septembre 2006

lundi 11 septembre 2006, a 23:00
Un poème de Clementia : Mon choix de liberté
 

Mon  choix de liberté

 

 

L’indépendance du poète a un prix

Que j’ai décidé librement de payer

En choisissant d’être que mon propre maître

Loin de tous les  diktats d’un autre patron

Pourtant ce ne sera pas toujours facile

De préférer ne dépendre que de moi

Je sais que le poète ne mangera

Pas quotidiennement pour calmer sa faim

Sous un toit précaire et une couche dure

Souvent trop grelottantes seront mes nuits

 

© Clementia

20 juin  – 11 septembre 2006

 

lundi 11 septembre 2006, a 00:48
Un poème de Clementia : Pas besoin de paradis artificiels
 

  Pas besoin de paradis artificiels

 

 

La foule vagabonde de mes rêveries

En mouvants kaléidoscopes colorés

A le pouvoir magique et fantasmagorique

De me faire tout à tour sourire ou pleurer.

Les muses capricieuses souvent me permettent

Instantanément de plus belles évasions

Qu’un recours à des paradis artificiels.

 

Aucun voyage aussi loin qu’il soit ne pourra

M’offrir tant de divines possibilités,

Eventail de grande joie ou de vague à l’âme,

Qu’apportent tous mes rêves ou mes cauchemars.

Le palais de Morphée me propose une alcôve

Et la protection de ses bras consolateurs

Bien plus de réconfort que le plus doux amant.

 

Il me suffit simplement de fermer les yeux

Sans autre recours à aucun artifice ;

Il ne me faut ni drogue ni palliatif

Et j’entre émerveillée dans un royaume étrange,

L’imaginaire de mes songes fantastiques.

 

Je refuse vos paradis artificiels

Qui ne vous laissent que vague à l’âme et nausées,

Des yeux explosés et des blessures au cœur.

Je préfère les vies que je peux m’inventer.

Tous les films étranges qui animent mes nuits

Peuvent bien compenser tout l’ennui de ma vie

M’apportant le parfum de la vraie liberté.

 

En rêve je parcours les plus beaux paysages

Je fais ce que je veux sans aucune limite :

Passé, présent, futur, cela n’existe pas

Dans le monde onirique où je passe mes nuits,

Quand mon corps se repose et que court mon esprit.

 

 

 

 

© Clementia

20 juin – 11 septembre 2006

mercredi 31 mai 2006, a 22:13
Un poème de Clementia : Les modernes solitudes
 

Les modernes solitudes

 

 

Dans les demeures de moderne solitude

Chacun est face à son écran

Téléviseur, console de jeux, ordinateur

Se créant une vie de fictions

Images en trois dimensions

Des écouteurs rivés sur les oreilles

Plongé dans un univers sonore

De rythmiques pseudo-orchestrées

Coupé du monde, abruti de bruits

 

 

 

Les modernes solitudes se vivent

Entourées de gens solitaires

Chacun dans sa propre bulle virtuelle

Oubliant son entourage proche

Pianotant sur un clavier

Des courriels et des émoticones

Ou numérotant sur téléphone portable

Mini-messages incompréhensibles

Langage abrégé incroyable

 

 

Les gens ne se parlent plus

Dans le quotidien réel

Ils se réfugient dans la dérision

D’une vie virtuelle

Des illusions d’amitiés

Des tribus à géométrie variable

Vivant le temps d’une connexion

Des pseudonymes tarabiscotés

Pour s’inventer des identités

 

 

Mais quelle vie dangereuse

Chacun se retrouve tout seul

Dans la joie et dans la peine

Surtout seul dans les soucis

Les masques et les miroirs

Les fantasmes ou les fictions

Vous font parfois perdre pied

L’inconnu peut vous piéger

Ou vous déstabiliser

 

 

Même si la solitude

A des attraits incontestables

Ne coupez pas tous les ponts

Gardez le contact avec vos proches

Si la fiction et le virtuel

Des miroirs aux alouettes

Ne durent qu’un temps

La vie de chair et de sang

L’âme et ses doux sentiments

Sont le seul bien véritable

 

 

 

© Clementia

31  mai 2006

 

lundi 22 mai 2006, a 16:50
Un poème de Clementia : Feuilles d'or
 

  Feuilles dor

 

 

Nos vies intemporelles

Etalent leurs feuillets

Les siècles entrecroisent

Nos personnalités

Les âmes tant aimées

Se retrouvent sans cesse

Eternels rendez-vous

Qu'elles se sont donnés

 

 

Une feuille de vie

Dans mes réminiscences

Etait-ce en Atlantide ?

Nous étions sur et frère

Jumeaux complémentaires

Dans le raz-de-marée

Nous nous étions promis

De nous revoir bientôt

 

 

Un feuillet papyrus

Passe dans ma mémoire

Le nom dAkhenaton

Ne mest pas étranger

Etais-je donc ta sur

Ou ton épouse aimée

Mais ils ont effacé

Nos deux noms dans la pierre

 

 

Autre feuille de vie

Un souvenir fugace

Cétait à Pompéi

Le volcan qui grondait

Les amants enlacés

Qui furent retrouvés

Pétrifiés de lave

Cétait nous

 

 

Me revient un feuillet

Cétait avant, au temps

Du Maha Baharatha

Et des vapeurs dencens

Nous nous aimions déjà

Et nous savions aussi

Que par-delà les ans

Nos vies seraient liées

 

 

Autre feuillet doré

Et des pierres levées

Mon amour de Beltane

Ma douce dame blanche

Jétais ton druide aimé

Et nos païens serments

Une nouvelle fois

Pour toujours nous liaient

 

 

Sur cet autre feuillet

Est le secret de lOr

Nous y avions uvré

Nicolas et Pernelle

Couple complémentaire

Et la sublime Pierre

Avait récompensé

Notre parfaite union

 

 

Sur des feuillets antiques

Dautres fragments de vie

Me rappellent aussi

Que nous avions vécu

Lors des Guerres Puniques

Nous étions frères darmes

Morts au même combat

Dans un cri dau revoir

 

 

Alors que des peuplades

Luttaient, sentretuaient

Pour leur terre ou leur foi

Ou le vouloir des rois

Lorsque jétais cathare

Toi tu étais croisé

Le feu de Montségur

Garda notre amour pur

 

 

Dans les châtaigneraies

Au temps des dragonnades

Huguenote au désert

Je célébrais mon Dieu

Tu quittas les papistes

Et tu te convertis

Nous étions poursuivis

Mais lAmour est la loi

 

 

Et dans les temps anciens

Une douce bergère

La belle Anyahita

Vivant lamour si pur

Vénérait la Lumière

Et Mazda inspira

Le pur Sar Athoustra

 

 

Sur lautre continent

Il y eut des tueries

Des Indiens massacrés

Pour leur voler les terres

Mais il y eut aussi

Notre histoire damour

Toi farouche soldat

Et moi Pocahontas

 

 

Du côté de Bagdad

Les mille et une nuits

Larôme des épices

Les roses, les encens,

Le parfum de lOrient

Tu fus Shéhérazade

Ta voix me captiva

 

 

Sous le ciel dItalie

Nos familles ennemies

Capulet, Montaigu,

Nous ont tant fait souffrir

O mon doux Roméo

Notre amour malheureux

Est devenu légende

Pour linfini des temps

 

 

Dans lenfer de Verdun

Dans la boue des tranchées

Je ne pensais quà toi

Et relisais tes lettres

Mais un jour au combat

Dans la détonation

Mon âme senvola

Lamour pour toi resta

 

 

Tu fus sans doute aussi

Lintègre samouraï

Voué à sa mission

Sans un regard pour moi

Dans un jardin de fleurs

Je traînais mon ennui

Me consolant déjà

Par nos prochaines vies

 

 

Un couple damoureux

Dans la glace eskimo

Ou dans une autre époque

Sous le ciel africain

Lamour intemporel

Suite de rendez-vous

Destins complémentaires

De nos âmes liées

 

 

Tous ces feuillets dorés

Tels des signes de piste

Frôlement dans un rêve

Lorsque lun de nous deux

Enfant ou nouveau-né

Dune nouvelle vie

Na pas encore su

Y retrouver son autre

 

 

Tous ces feuillets du livre

De notre Vie dAmour

Passent ou sentrecroisent

Tels des billets semés

Messages de promesse

Lorsque lun de nous deux

A été enlevé

Chaque fois bien trop tôt

Par une Mort cruelle

A lamour de celui

Qui reste comme lombre

De sa moitié aimée

Rien quune âme orpheline

Mais jamais vraiment seule

Jusquau prochain revoir

Restent les feuillets dor

 

 

Tous ces feuillets mêlés

Mapparaissant en songe

Avec en filigrane

Le nom des personnages

Cest ton âme et la mienne

Les deux moitiés dorange

Nos deux vies conjuguées

Se retrouvant toujours

 

 

Tous ces feuillets dor fin

Ces parcelles damour

Soudent nos curs ensemble

Nous apprenons sans cesse

Moi par toi, Toi par moi

Moi pour toi, Toi pour moi

Moi avec toi, Toi avec moi

Pour linfini des Temps

 

 

© Clementia

28 mars 22 mai 2006

samedi 13 mai 2006, a 13:24
Un poème de Clementia : Statues de sel
 

  Statues de sel

 

 

Le Basilic nous épie

D’un recoin d’ombre il nous guette

Puis brusquement il surgit

Et soudain sur nous il jette

Son vil regard lapidaire !

Car il veut nous statufier,

Nous empêcher d’apporter

La joie et l’animation

Dans le gris de nos cités.

Mais moi, je veux réagir

Face à toutes ses attaques.

Je ne me laisserai pas

Changer en statue de sel.

Le perfide Basilic

Ce monstre machiavélique

Serait tellement content

Que sa hargne ait triomphé.

Quand il trame contre moi

Je veux brandir un miroir

Bouclier qui lui renvoie

Ses méchantes idées noires.

Qu’ainsi il soit pétrifié

Et empêché à jamais

De tous nous décourager

Qu’il devienne une gargouille

Exposée aux moqueries

D’une foule libérée

De son pouvoir illusoire,

De sa mégalomanie

Et tous ses calculs tordus...

Le passé aussi m’épie

Et du fond de ma mémoire

Des idées viennent tenter

De m’écarter de ma voie :

Des souvenirs de douceurs,

De tendresse, de caresses,

D’amitiés vite oubliées

Se transforment en regrets…

Me reviennent des affronts,

Des insultes, du mépris,

Le rejet, les moqueries,

Me dégoûtant de la vie.

Mais si je veux feuilleter

Les pages de mon passé

Je me souviens d’une histoire

Aux mythiques temps bibliques :

C’était la femme de Lot,

Un seul regard en arrière

Et la voilà immobile,

Devenue statue de sel.

J’ai compris cette leçon :

Le passé ou les regrets

Et même les souvenirs

Pourraient m’immobiliser

Et m’empêcher de construire,

Ou retarderaient ma marche.

Comme je veux progresser

Il me faut vivre au présent

Sous aucune autre influence,

Sans écouter les méchants,

Rester égale à moi-même,

Assumer les conséquences

De tous mes choix, quels qu’ils soient.

En progressant au présent

Préparer un avenir

Qui s’offrira en son temps

Récompensant mes efforts.

 

 

© Clementia

05/05 –11/05 2006 

jeudi 11 mai 2006, a 21:02
Un poème de Clementia : Homme !...
 

  Hombre…

 

 

Homme, tu le sais bien

Tu es fait pour vivre seul

Cheval fou sans entraves

Galopant dans les vagues

Et l’écume du vent salé

 

Mon ami, tu me l’as dit

Tu es fait pour la liberté

Un pèlerin des grands espaces

Cheminant vers cette étoile

Que tu entends t’appeler

 

Compagnon, rappelle-toi

Ce rêve que tu m’as raconté

Tu étais un loup libre et heureux

Ivre de joie, courant dans la forêt

Sous la caresse de la lune

 

Mon frère, regarde-toi

Tu es fait pour l’harmonie

Pour les longs soirs si doux

Parler, chanter et danser

Autour d’un fraternel feu de joie

 

Mon amour, prends garde à toi

Ne te laisse pas asservir

Secoue les lourdes chaînes

De l’esclavage du désir

Délivre-toi de tes peines

 

Mon cœur, rappelle-toi

Tu es destiné à aimer

A distribuer tout l’amour

Don désintéressé de l’âme

Venant du bout de tes doigts

 

Mon âme, ma moitié

Garde ton intégrité

C’est seulement ainsi

Que tu vivras pleinement

Et atteindras ton vrai but

 

 

© Clementia

03/05 –11/05 2006

 

(j'espère prochainement traduire ce poème en espagnol, pour en faire ressentir un peu plus l'impression de liberté comme celle du peuple gitan)

mardi 02 mai 2006, a 15:18
Un poème de Clementia : Quelle importance
 

  Quelle importance

 

 

Quelle importance,

Ce qui aux yeux des autres

Peut paraître changé.

Je ne me sens pas concernée

Par tes nouvelles amours

Ce n’est pas ma vie,

Ce ne sont pas mes choix.

 

Moi je reste pareille,

C’est toujours toi que j’aime.

Je suis à ton écoute, tu le sais bien :

Quand notre complicité te manque

Un signe, un appel et je suis là

Je te connais, je te comprends.

Je sais tes envies de tendresse

Et tes besoins de solitude.

Je sais ta soif de connaissance,

Tes doutes, tes certitudes…

 

Des routes séparées,

Quelle importance…

Elles sont en parallèles

Parfois elles se rejoignent

Puis à nouveau s’éloignent.

Nous progressons quand même

Seuls ou ensemble.

 

Quand tu vas mal,

Je le ressens inexplicablement.

C’est sourd mais diffus en moi,

Pourtant tu es loin de moi.

L’autre, à côté de toi,

Sait-elle seulement

Que le loup solitaire

A besoin d’indépendance…

 

Des vies éloignées,

Quelle importance…

Nos choix furent les mêmes.

Je suis en parenthèse,

En pointillés,

Mais tu te souviens,

Ce n’est pas possible autrement !

 

Quand je vais mal,

Tu t’en rends compte

Tu m’interroges du regard.

Quand je vais bien,

Je vois sur tes lèvres un sourire

Et la vie à nouveau pour moi rayonne.

 

Il n’y a pas de passé,

A quoi bon penser au futur,

La vie c’est au présent,

Au jour le jour,

Sans jamais savoir,

Sans jamais prévoir,

Mais quelle importance…

Je sais bien que je t’aime à tous les temps.

Je ressens ta chaude tendresse,

La force de tes pensées

Et cela me suffit.

 

 

© Clementia

 

mardi 02 mai 2006, a 14:40
Un poème de Clementia : Ne brise pas les liens
 

Ne brise pas les liens

 

 

Ne brise pas les liens

Qui vous avaient unis

Et ne ferme jamais

Définitivement

La porte de ton cœur

Le seuil de ta demeure

A ceux de ta famille

A tes rêves d’amour

Et à tous tes amis

Tu t’en mordrais les doigts

Car ils te manqueraient

Tout de suite ou plus tard

 

 

© Clementia

12/11 – 24/11/2005

 

dimanche 30 avril 2006, a 23:02
Un poème de Clementia : Vivre dans ce monde
 

VIVRE DANS CE MONDE

 

 

J'aurais aimé de longues robes à paniers,
Perruques, menuets, clavecins, violons…
Romances, poésies, courtisans et chansons,
Brocarts, soies, parfums, dentelles enrubannées…

J'aurais aimé… ronde d'Amour, sans violence,
L'animal, de l'homme pourrait être l'égal,
Au lieu que l'homme soit plus vil qu'un animal,
Alors tous ensemble, en Amitié, entreraient dans la danse.

J'aime lire, rêver, la musique douce,
J'aime à la fois la solitude et l'amitié.
Aimant les animaux, je ne veux les tuer,
… Vivre avec eux, en forêt, sur la mousse !

Quel monde violent, irréfléchi et bruyant !
L'homme n'est qu'une brute asservie par la chair,
L'entr'aide n'est plus ; la foule n'est qu'une mer…
L'homme oublie bien vite qu'il était un enfant.

Je ne peux vivre dans ce monde hypocrite,
Ce monde de plaisirs, ce monde perverti,
Dans ce monde où chacun ne pense plus qu'à lui,
Ce monde où tout va mal, où tout va trop vite…

Vivre comme vous, carnivore et cruelle ?
M'enivrer de fumée et de bruit, oublier ?
Oublier de rêver, oublier de prier ?
Oublier combien la vie peut être belle ?

Mais quel profit en aurais-je, et quelles joies ?
Faire semblant d'aimer, oubliant l'amour vrai ?
Au lieu de l'Amitié, un masque de gaîté,
Cachant qu'on ne ressent plus jamais de vraie joie…

Je ne peux vivre dans ce monde factice,
J'ai entrevu les plaisirs si beaux, si simples,
Que seuls peuvent connaître des cœurs sans fardeaux
Cherchant à vivre en Harmonie et sans vice.

Ne plus me tourner vers ce que j'aurais aimé,
Mais construire un monde positif et juste,
Monde de l'Esprit où l'homme enfin adulte
S'oublierait enfin, pour partager… Aimer !

© Clementia
1984

 

dimanche 30 avril 2006, a 22:56
Un poème de Clementia : L'éveil de la forêt au printemps
 

L'EVEIL DE LA FORÊT AU PRINTEMPS

 

 

Gaïa, encore humide, sort toute transie
De son long et paisible sommeil hivernal
Sous la douce chaleur de Phébus revenu.
Si la plupart des arbres sont encore nus
De jeunes pousses percent sous le vieux tapis
Des feuilles mortes, seul souvenir automnal.

 

 

Les fourrés complices froufroutent et frissonnent
D'une agitation frétillante et mystérieuse,
Le ciel bleu pur, serti d'un soleil éclatant,
A mon regard joyeux paraît éblouissant.
Tout près de mon oreille une abeille bourdonne :
Préparerait-elle sa queste généreuse ?

 

 

Après le long hiver la faune se réveille
Tous les oiseaux, d'arbre en arbre, de place en place,
S'interpellent joyeusement et se répondent.
Des insectes variés font de bien folles rondes ;
Cette bien fébrile activité m'émerveille :
Sont-ce des farfadets qu'ils suivent à la trace ?

 

 

Sur les vieilles branches se craquelle l'écorce,
Se préparant à donner naissance bientôt
Aux frais et clairs bourgeons, à la douce feuillée.
L'arbre ne tendra plus ses appels déployés
Vers les cris des geais, pies, corneilles et corbeaux...
Dans les rameaux la sève redonne la force.

 

 

Le merle et la merlette construisent leur nid,
Les senteurs de l'humus fleurent bon l'herbe chaude,
A la douce tiédeur, même mon cœur frissonne...
Saison des amours, chacun est d'humeur friponne !
Maintenant dans mon cerveau fou la rime rôde
Ce jour de printemps m'apporte la poésie.

 

 

Dans le lointain, des chiens j'entends les aboiements,
Cris et bruits de la ville et des moteurs qui grondent.
Mon pas se fait plus lent et doux sur les brindilles,
Pour ne pas les faire murmurer, ni briser
Cet instant si magique, mis à part du monde...
Ah ! Que cette beauté dure éternellement !

 

 

© Clementia
18 mars / 22 mars 2005

jeudi 27 avril 2006, a 08:51
Un poème de Clementia : Complémentarité
 

 COMPLEMENTARITE

 

 

Comme ce lierre grimpe sur le tronc de l’arbre
Ainsi mes mains enfiévrées exploraient ton corps
Comme le serpent entoure la branche
Ainsi tes bras puissants et doux m’étreignaient
Quand nos deux âmes s’enlaçaient
Quand nos cœurs semblables se trouvaient
Quand nos corps se prenaient
S’offrant et se donnant l’un à l’autre
Dans une ardente embrassade
Et la chaleur de nos lèvres
Comme le lichen à l’arbre s’agrippait
Ainsi nos deux corps éperdus s’imbriquaient
Les deux moitiés d’orange
S’étaient enfin trouvées

 

 

Nous sommes le yin et le yang
Nous ne sommes rien l’un sans l’autre

 

 

© Clementia

jeudi 20 avril 2006, a 12:35
Un poème de Clementia : Néant
 

  NEANT

 

 

Finis les mots d’amour
Du cœur les battements
Terminés les toujours
Et les emballements

 

 C’est dans un grand désert
Que je reste avec moi
Vers une vie amère
Sans joie et sans émois

 

Je ne veux plus aimer
C’est pour ne plus souffrir
Ne plus désespérer
Et oublier ton rire

 

Je ne rêverai plus
De l’éclat de tes yeux
Je ne guetterai plus
La chaleur de ta voix

 

Non je ne voudrai plus
Me mirer dans tes yeux
Et je n’attendrai plus
D’être enfin avec toi

 

Adieu rêve d’amour
Et les folles étreintes
Terminé pour toujours
Ton parfum ton empreinte

 

Du rêve au cauchemar
Il n’y a eu qu’un mot
Maintenant j’en ai marre
Et ma vie c’est zéro

 

Je ne pourrai aimer
Plus personne après toi
Et ne plus m’attacher
Car tout est mort en moi

 

 

© Clementia

jeudi 20 avril 2006, a 08:28
Un poème de Clementia : Légende d'une nuit enchantée
 

 LEGENDE D'UNE NUIT ENCHANTEE

 

 

 

A l’aube ma balade au bosquet
Aux vertes lisières m’a menée
Vers un complice petit sentier.
Magiques, des voix m’ont raconté
L’histoire d’une nuit enchantée :

 

 

C’était à l’orée de la forêt
Le magicien, la petite fée,
Après s’être si longtemps cherchés,
C’est là qu’ils se sont enfin trouvés.
Leurs pas amoureux les ont menés
Sous le dais de la verte feuillée.
D’un tendre baiser ils ont scellé
Leur volonté d’enfin se donner
En de mystiques fiançailles
Et sous les chants ravis des oiseaux
Le vert tapis et la frondaison
Ont vu leurs païennes épousailles.

 

 

Jamais la fée ne sera princesse
Son magicien ne sera pas roi
Mais elle l’entoure d’un nuage,
De ses longs cheveux l’emprisonne…
De ses bras puissants il la protège
Mieux que tous les plus forts boucliers
Et que toutes les armées d’un roi.
Ils ne veulent pas de grands palais,
Tant de lieux où ils n’iraient jamais :
La Nature bien mieux que de vastes demeures
Leur offre tant de cachettes où s’aimer…
Pour trouver à jamais le bonheur
Il a suffi que se rencontrent leurs deux âmes sœurs.

 

 

 

© Clementia

jeudi 13 avril 2006, a 21:27
Un poème de Clementia : Passion
 

Passion

 

Au Golgotha, où sur la croix Tu agonises,

Je Te vois, mon Seigneur, sur cette terre grise.

Tous ceux qui Te suivaient, où sont-ils maintenant ?

Ils T'ont abandonné, mon désespoir est grand.

Sous les moqueries, les insultes et les coups,

On T'a cloué, Seigneur, sans briser tes genoux.

Tes mots étaient pour nous du soleil et du miel,

Tu ne reçois que quolibets, vinaigre et fiel ;

Des corbeaux, des vautours sinistres, tournoyant,

Remplacent des abeilles le butinement.

Ton sacrifice fait de Toi notre avocat

Et le diable espère que Tu renonceras

Mais alors que Tu pousses Ton dernier soupir

Il y a un signe : le rideau se déchire,

Et la coupe de nos larmes amères

Préfigure le calice de ton sang salvateur.

 

 

Sur cette terre grise il ne nous reste plus

Qu'à Te dire merci, attendant la venue

Du messager, roulant la pierre du tombeau,

Disant Ta victoire sur l'horreur de la mort.

Ainsi nous pourrons dire, encore et encore,

Que ton sacrifice est pour nous le cadeau

Qui nous donne la vie, qui nous remet debout.

Oui, gloire à Toi, Seigneur, vraiment merci pour tout !

 

 

© Clementia

 

samedi 08 avril 2006, a 21:20
Un poème de Clementia : A tous les hommes sans voix
 

 

A TOUS LES HOMMES SANS VOIX

 

 

 

Ont-ils trop parlé
Ont-ils trop crié
Ont-ils trop manifesté
Leur volonté
Leur désir de tout changer

 

 

Leurs voix se sont éraillées
Ils ne peuvent que murmurer
Seuls leurs yeux peuvent encore supplier
Mais va-t-on seulement les écouter

 

 

Face à eux tout un tumulte
Un tintamarre qui éclate
Des mots de haine qui s'abattent
Sur des foules en révolte
Lasses de plier sous les diktats

 

 

Des fusils et des canons qui pétaradent
Et des villes que l'on bombarde
Sur les champs des batailles point ne s'attarde
La Faucheuse qui balaie tous leurs camarades
Elle est impitoyable la Camarde

 

 

Ces hommes sans voix sous la torture
Dans ces geôles on les emmure
Loin de leurs familles quelle déchirure
Les bourreaux que la haine défigure
N'auront pas leur âme qui malgré tout restera pure

 

 

Intact doit rester leur coeur et leur volonté dure
Les coups les sévices et les supplices ne sont plus qu'égratignures
Face à l'idéal qui les anime et les empêcha d'être parjures
Qu'à jamais tous ces héros sans voix et sans figure
Soient des exemples et qu'en nous leur mémoire perdure

 

 

 

© Clementia
04 octobre 2005

vendredi 07 avril 2006, a 20:25
Un poème de Clementia : Pensées de Marie-Magdeleine
 

PENSEES DE MARIE-MAGDELEINE

 

 

N'être qu'humble servante
Et confidente du Maître ;
Veiller à son bien-être
Et seconder sa mère.
Accepter ses périples
Et la foule de ses disciples,
Les vivats et les hosannas
De tous ceux qui l'acclament,
Mais aussi la jalousie, la haine,
Les critiques et les complots
De ceux qui pour un fou le prennent.
Accepter que son divin coeur
Déborde d'un ineffable amour
Pour chaque être, sans différence.
Comprendre les regards amoureux
Des femmes qui croisent sa route
Et l'adoration de tous ceux qui l'écoutent.
Vivre, effacée, dans son ombre.
Ne donner de moi que l'image
De la pécheresse repentie ;
Mes longs cheveux sur ses pieds,
L'oindre du parfum d'adoration.
Pourtant être son âme soeur,
Son épouse mystique.
L'accompagner en pleurs
Au long de son supplice,
Puis trouver avec stupeur
Son tombeau ouvert et vide :
Le rencontrer la première
Au jardin de la résurrection.
A nouveau témoigner,
Le coeur serein et joyeux,
De son triomphe sur la mort
Et partager en louanges
Tant de bénédictions.

 

 

Je suis à mon Bien Aimé,
Mais Il n'est pas à moi.
Mon Bien Aimé n'est à personne,
Mais Il s'est donné
Et chaque jour se redonne,
Avec tant de divin amour,
Pour sauver le monde.

 

 

© Clementia
02 octobre - 05 octobre 2005
 

vendredi 07 avril 2006, a 20:18
Un poème de Clementia : Mes mercis à la vie
 

MES MERCIS A LA VIE

 

 

Toute seule parmi la foule

Dans cette église j’étais triste

Mais j’ai dit merci à la vie

 

J’ai dit merci pour les vitraux

Qui de lumière ont flamboyé

J’ai dit merci pour les beaux chants

Qui adoucissaient tant ma peine

J’ai dit merci pour la journée

Qu’esseulée j’avais eue sereine

J’ai dit merci pour ce moment

De calme et doux recueillement

J’ai dit merci pour cet amour

Qui dans mon cœur grandit sans cesse

J’ai dit merci pour les sourires

Qui aux visages rayonnaient

J’ai dit merci pour les encens

Volant, tournoyant, dans le chœur

Et j’ai dit merci pour ma joie

Quand je te reverrai enfin

 

Et ensuite j’ai lâché prise

Portée, bercée par la musique

J’ai loué et j’ai adoré

Et soudain je t’ai aperçu

Tu étais quand même venu

Je suis allée te retrouver

Et tout près de toi j’ai chanté

Mon cœur tout joyeux transporté

De tout mon amour j’ai redit

Mille mercis pour cette vie

Mille mercis pour ta présence

Qui pour moi est comme un cadeau

Mille mercis pour ton sourire

Qui montre quand tu es heureux

Mille mercis car tu existes

Merci car c’est toi que j’aime

Et que ton bonheur, c’est ma vie.

 

 

© Clementia

 

Présentation
Clementia, poétesse de Wittelsheim (en Alsace).
Ma citation préférée : "J'ai désiré de faire du bien, mais je n'ai pas désiré de faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien, comme le bien ne faisait pas de bruit "
(Louis-Claude de Saint-Martin, "le Philosophe Inconnu" ; 1743-1803)
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