Depuis quelques jours j'ai aussi un blog en langue anglaise, sur lequel je publie les poèmes que je rédige depuis quelques mois dans cette langue dans laquelle je me perfectionne.
Je sais que j'ai encore beaucoup de progrès à faire dans la langue de Shakespeare, mais je ne désespère pas d'arriver à m'exprimer plus que couramment en anglais.
Depuis quelques jours je m'essaie aux haïkus et tankas, poésies d'origine japonaise.
Le principe de base en est simple à comprendre :
- aucune contrainte de rimes
- un tercet de 5-7-5 (la plupart du temps avec une allusion à l'une ou l'autre des saisons, sans la nommer) et voilà un haïku
- si l'on y ajoute un distique de 7-7 cela fait un tanka
Je n'oserai jamais prétendre être une experte en matière de haïku ou de tanka, mais vous pouvez découvrir quelques-uns de mes "essais" sur mon nouveau site que j'actualiserai au fur et à mesure de mes "inspirations" (cliquez simplement sur les mots soulignés) :
Toi qui veilles sur Ta création, et sur l'accomplissement de Ton plan,
Toi qui mets en chaque être l'aspiration, et qui par conséquent influenças mon désir de Te servir, à travers Tes créatures, qui sont mes semblables créées à Ton image,
Tu me connais, car Tu veilles sur chaque grain de poussière,
Tu connais donc mes instants de découragement, d'impatience, de colère, de méchanceté, quand la tâche qui m'a été confiée me pèse, me semble trop grande, et que j'ai l'impression de ne jamais pouvoir me mettre à jour avec mon travail. Tu connais les moments où la fatigue me terrasse, et Tu connais les murmures et les cris de mon coeur.
C'est Toi seul qui peux me redonner courage, patience, calme, amour, afin que je puisse à nouveau vivre vraiment pour Toi et pour Tes créatures.
C'est Toi qui me redonnes la confiance et la force nécessaires pour abattre les multiples tâches, humbles et pourtant tellement utiles, d'un coeur de plus en plus léger.
C'est Toi qui pardonnes mes instants de découragement et de désespoir, et qui me redonnes la joie et la vigueur pour que montent à nouveau vers Toi les louanges de mon coeur.
A nouveau, aujourd'hui, comme à chaque instant de mon existence, Tu as renouvelé mes forces pour Te servir, et pour tout cela je veux Te rendre grâces à chaque instant de mon humble existence.
Loin des mégalopoles inhumaines,
Géantes solitudes conjuguées,
Dont les bâtisses tendent vers le ciel
En supplications inutiles
Leurs infinies désespérances,
Je recherche la maison de mes rêves
Une place sereine où toi et moi
Au calme préservé serons heureux.
Le jardin se colore en mille fleurs,
Joies du botaniste et de l’herboriste,
Présages de tisanes généreuses.
Arbres fruitiers en espaliers,
Généreux buissons d’églantiers,
Fraises, framboises et cassis…
Autant de promesses de confitures
Que mes mains aimantes prépareront
Pour régaler tous mes petits-enfants.
Au potager, aux chaleurs de l’été,
Tous les légumes les plus étonnants
Annoncent une récolte joyeuse
Que savoureront nos amis
Quand ils viendront nous visiter
Pour quelques jours loin de la ville.
Les abeilles de mes ruches butinent
Les bruyères, les genêts, les ajoncs
Qu’en miel parfumé nous retrouverons.
Les rideaux crochetés laissent passer
Du soleil les tièdes rayons diaprés.
Des napperons sourient sur chaque meuble.
Dans les armoires la lavande
Fleurent bon un parfum d’antan
Sur les piles de linge si moelleux.
Les meubles anciens sentent l’encaustique
Dans leur patine le soleil se mire
Quand les effluves de pâtisseries
Accueillent mes joyeux petits-enfants
Ils savent bien qu’ils vont se régaler.
On rencontre dans tous les coins
De tout doux nounours en peluche
Et tant de nombreux coussins bigarrés
Nous inviteront à la confidence
Et sauront consoler tous les chagrins.
Autour de l’âtre à la douce chaleur
Les visages rayonnent de bonheur
Paix dans les âmes et joie dans les cœurs.
Sur tous les murs pleins d’étagères
Se pressent mes amis les livres
Mes grands complices de tous les instants,
Ceux qui m’instruisent ou me réconfortent,
Ou simplement ceux qui me divertissent.
Dans le jardin une eau claire murmure.
Tout près d’un saule joue mon chien joyeux
Husky au mystérieux regard vairon
Batifolant sans réveiller
Le chat qui ronronne au soleil
Au pigeonnier roucoulent les colombes,
Quand dans les arbustes et les buissons
Des oiseaux s’appellent puis se répondent.
Vers l’horizon j’entends sur l’océan
Mouettes et sirènes de bateaux
Au vent salé des longues traversées.
Sur mon bureau la plume est prête
A recueillir l’inspiration
Si la muse furtive me visite.
Sous le dais velours d’un ciel étoilé
La nuit d’été parfume le jardin.
Depuis quelques semaines (dirai-je quelques mois ?), je ne suis plus tellement inspirée en matière de création poétique.
Avant, il y a eu toute une période où j'écrivais parfois plusieurs poèmes par jour (par nuit). Les mots venaient tout seuls, sans que je les sollicite.
Maintenant, il y a bien quelques poèmes inachevés qui traînent depuis des mois dans mon bloc-notes, mais je n'arrive pas à les terminer de façon qui me plaise. Et il ne me vient aucun autre sujet de poésie.
J'espère qu'avec la venue des beaux jours, les mots reprendront aussi pour moi le chemin vers de nouveaux poèmes.
D'un autre côté, il y a parfois (souvent) des situations de la vie qui me donnent des idées de nouvelles ou de romans, mais là aussi je n'arrive actuellement pas à les coucher sur le papier ! Je trouve que tout cela est bien dommage, j'ai l'impression de traverser une phase aride et stérile. Ce n'est pas encore une véritable "angoisse" de la page blanche, mais je crois que cela commence à y ressembler !
Le ciel tout entier est dans tes yeux
Qui sont si beaux et si radieux
Que partout où tu vas
Tu apportes la joie.
La rose ressemble à ton frais minois
Qui s'orne de perles scintillantes
Lorsque ta gaieté si rayonnante
S'incarne en ton sourire merveilleux.
Semblables à un rayon de miel
Tes très beaux cheveux auréolent
Ton visage :
Celui d'un dieu.
Tout en toi n'est que beauté.
On croirait que d'une légende
Des temps de l'Antiquité
Tu sors. En toi le soleil chante.
Tu es si doux, si parfait
Le poème ci-dessus est l'un des tout premiers que j'ai écrits : j'étais encore collégienne, il y a... oh la la ! déjà presque une quarantaine d'années !
Il faut changer les mentalités, car tant que des gens auront peur, ils développeront en eux la haine, et tant que les gens auront la haine ils créeront la peur autour d'eux...
Jadis, j’avais un seul ami,
Le seul qui savait m’écouter,
Etre là, me réconforter…
C’était celui qui triompha
Du mal par sa mort sur la croix
Dans ma solitude infinie
J’allais déjà me ressourcer
Dans les ombrages des forêts
Dans la douceur de la verdure
Et les beautés de la nature
Un jour où je passais
Tout près de l’églantier
En douces fleurs rosées
Il m’offrit ses baisers
Alors je lui parlai
Et je lui confiai
Mes peines, mes soucis
Mon besoin d’un ami,
Mais aussi mon désir
D’aider et de servir.
Réconfortant, il m’offrit sa beauté,
De ses clairs pétales l’opalescence,
De son parfum la suave innocence,
La caresse satin de sa candeur
Et, du soleil émanant de son cœur,
Je le sentis près de moi chuchoter :
Chasse cette tristesse de ton cœur
Bientôt, sur ton chemin, tu vas trouver
Des vrais amis, des frères et des sœurs
Servant l’idéal dont tu as rêvé.
Alors, je m’en fus apaisée,
Vivifiée par la rosée
De cette belle promesse,
Je délaissai toute tristesse.
Après quelques années,
C’est une rose que j’ai trouvée,
Posée au centre de la croix.
Elle guida mes pas vers le portail
Où je trouvai les frères et les sœurs
Que m’avait promis l’églantine.
J'aurais aimé de longues robes à paniers, Perruques, menuets, clavecins, violons… Romances, poésies, courtisans et chansons, Brocarts, soies, parfums, dentelles enrubannées…
J'aurais aimé… ronde d'Amour, sans violence, L'animal, de l'homme pourrait être l'égal, Au lieu que l'homme soit plus vil qu'un animal, Alors tous ensemble, en Amitié, entreraient dans la danse.
J'aime lire, rêver, la musique douce, J'aime à la fois la solitude et l'amitié. Aimant les animaux, je ne veux les tuer, … Vivre avec eux, en forêt, sur la mousse !
Quel monde violent, irréfléchi et bruyant ! L'homme n'est qu'une brute asservie par la chair, L'entr'aide n'est plus ; la foule n'est qu'une mer… L'homme oublie bien vite qu'il était un enfant.
Je ne peux vivre dans ce monde hypocrite, Ce monde de plaisirs, ce monde perverti, Dans ce monde où chacun ne pense plus qu'à lui, Ce monde où tout va mal, où tout va trop vite…
Vivre comme vous, carnivore et cruelle ? M'enivrer de fumée et de bruit, oublier ? Oublier de rêver, oublier de prier ? Oublier combien la vie peut être belle ?
Mais quel profit en aurais-je, et quelles joies ? Faire semblant d'aimer, oubliant l'amour vrai ? Au lieu de l'Amitié, un masque de gaîté, Cachant qu'on ne ressent plus jamais de vraie joie…
Je ne peux vivre dans ce monde factice, J'ai entrevu les plaisirs si beaux, si simples, Que seuls peuvent connaître des cœurs sans fardeaux Cherchant à vivre en Harmonie et sans vice.
Ne plus me tourner vers ce que j'aurais aimé, Mais construire un monde positif et juste, Monde de l'Esprit où l'homme enfin adulte S'oublierait enfin, pour partager… Aimer !
Gaïa, encore humide, sort toute transie De son long et paisible sommeil hivernal Sous la douce chaleur de Phébus revenu. Si la plupart des arbres sont encore nus De jeunes pousses percent sous le vieux tapis Des feuilles mortes, seul souvenir automnal.
Les fourrés complices froufroutent et frissonnent D'une agitation frétillante et mystérieuse, Le ciel bleu pur, serti d'un soleil éclatant, A mon regard joyeux paraît éblouissant. Tout près de mon oreille une abeille bourdonne : Préparerait-elle sa queste généreuse ?
Après le long hiver la faune se réveille Tous les oiseaux, d'arbre en arbre, de place en place, S'interpellent joyeusement et se répondent. Des insectes variés font de bien folles rondes ; Cette bien fébrile activité m'émerveille : Sont-ce des farfadets qu'ils suivent à la trace ?
Sur les vieilles branches se craquelle l'écorce, Se préparant à donner naissance bientôt Aux frais et clairs bourgeons, à la douce feuillée. L'arbre ne tendra plus ses appels déployés Vers les cris des geais, pies, corneilles et corbeaux... Dans les rameaux la sève redonne la force.
Le merle et la merlette construisent leur nid, Les senteurs de l'humus fleurent bon l'herbe chaude, A la douce tiédeur, même mon cœur frissonne... Saison des amours, chacun est d'humeur friponne ! Maintenant dans mon cerveau fou la rime rôde Ce jour de printemps m'apporte la poésie.
Dans le lointain, des chiens j'entends les aboiements, Cris et bruits de la ville et des moteurs qui grondent. Mon pas se fait plus lent et doux sur les brindilles, Pour ne pas les faire murmurer, ni briser Cet instant si magique, mis à part du monde... Ah ! Que cette beauté dure éternellement !
Comme ce lierre grimpe sur le tronc de l’arbre Ainsi mes mains enfiévrées exploraient ton corps Comme le serpent entoure la branche Ainsi tes bras puissants et doux m’étreignaient Quand nos deux âmes s’enlaçaient Quand nos cœurs semblables se trouvaient Quand nos corps se prenaient S’offrant et se donnant l’un à l’autre Dans une ardente embrassade Et la chaleur de nos lèvres Comme le lichen à l’arbre s’agrippait Ainsi nos deux corps éperdus s’imbriquaient Les deux moitiés d’orange S’étaient enfin trouvées
Nous sommes le yin et le yang Nous ne sommes rien l’un sans l’autre
A l’aube ma balade au bosquet Aux vertes lisières m’a menée Vers un complice petit sentier. Magiques, des voix m’ont raconté L’histoire d’une nuit enchantée :
C’était à l’orée de la forêt Le magicien, la petite fée, Après s’être si longtemps cherchés, C’est là qu’ils se sont enfin trouvés. Leurs pas amoureux les ont menés Sous le dais de la verte feuillée. D’un tendre baiser ils ont scellé Leur volonté d’enfin se donner En de mystiques fiançailles Et sous les chants ravis des oiseaux Le vert tapis et la frondaison Ont vu leurs païennes épousailles.
Jamais la fée ne sera princesse Son magicien ne sera pas roi Mais elle l’entoure d’un nuage, De ses longs cheveux l’emprisonne… De ses bras puissants il la protège Mieux que tous les plus forts boucliers Et que toutes les armées d’un roi. Ils ne veulent pas de grands palais, Tant de lieux où ils n’iraient jamais : La Nature bien mieux que de vastes demeures Leur offre tant de cachettes où s’aimer… Pour trouver à jamais le bonheur Il a suffi que se rencontrent leurs deux âmes sœurs.
Au Golgotha, où sur la croix Tu agonises,
Je Te vois, mon Seigneur, sur cette terre grise.
Tous ceux qui Te suivaient, où sont-ils maintenant ?
Ils T'ont abandonné, mon désespoir est grand.
Sous les moqueries, les insultes et les coups,
On T'a cloué, Seigneur, sans briser tes genoux.
Tes mots étaient pour nous du soleil et du miel,
Tu ne reçois que quolibets, vinaigre et fiel ;
Des corbeaux, des vautours sinistres, tournoyant,
Remplacent des abeilles le butinement.
Ton sacrifice fait de Toi notre avocat
Et le diable espère que Tu renonceras
Mais alors que Tu pousses Ton dernier soupir
Il y a un signe : le rideau se déchire,
Et la coupe de nos larmes amères
Ont-ils trop parlé Ont-ils trop crié Ont-ils trop manifesté Leur volonté Leur désir de tout changer
Leurs voix se sont éraillées Ils ne peuvent que murmurer Seuls leurs yeux peuvent encore supplier Mais va-t-on seulement les écouter
Face à eux tout un tumulte Un tintamarre qui éclate Des mots de haine qui s'abattent Sur des foules en révolte Lasses de plier sous les diktats
Des fusils et des canons qui pétaradent Et des villes que l'on bombarde Sur les champs des batailles point ne s'attarde La Faucheuse qui balaie tous leurs camarades Elle est impitoyable la Camarde
Ces hommes sans voix sous la torture Dans ces geôles on les emmure Loin de leurs familles quelle déchirure Les bourreaux que la haine défigure N'auront pas leur âme qui malgré tout restera pure
Intact doit rester leur coeur et leur volonté dure Les coups les sévices et les supplices ne sont plus qu'égratignures Face à l'idéal qui les anime et les empêcha d'être parjures Qu'à jamais tous ces héros sans voix et sans figure Soient des exemples et qu'en nous leur mémoire perdure
N'être qu'humble servante Et confidente du Maître ; Veiller à son bien-être Et seconder sa mère. Accepter ses périples Et la foule de ses disciples, Les vivats et les hosannas De tous ceux qui l'acclament, Mais aussi la jalousie, la haine, Les critiques et les complots De ceux qui pour un fou le prennent. Accepter que son divin coeur Déborde d'un ineffable amour Pour chaque être, sans différence. Comprendre les regards amoureux Des femmes qui croisent sa route Et l'adoration de tous ceux qui l'écoutent. Vivre, effacée, dans son ombre. Ne donner de moi que l'image De la pécheresse repentie ; Mes longs cheveux sur ses pieds, L'oindre du parfum d'adoration. Pourtant être son âme soeur, Son épouse mystique. L'accompagner en pleurs Au long de son supplice, Puis trouver avec stupeur Son tombeau ouvert et vide : Le rencontrer la première Au jardin de la résurrection. A nouveau témoigner, Le coeur serein et joyeux, De son triomphe sur la mort Et partager en louanges Tant de bénédictions.
Je suis à mon Bien Aimé, Mais Il n'est pas à moi. Mon Bien Aimé n'est à personne, Mais Il s'est donné Et chaque jour se redonne, Avec tant de divin amour, Pour sauver le monde.
Clementia, poétesse de Wittelsheim (en Alsace).
Ma citation préférée : "J'ai désiré de faire du bien, mais je n'ai pas désiré de faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien, comme le bien ne faisait pas de bruit "
(Louis-Claude de Saint-Martin, "le Philosophe Inconnu" ; 1743-1803)
----------------------------------------
Pour voir tous les précédents articles de mon blog, regardez ci-dessous : dans le CALENDRIER vous pouvez sélectionner une date précise et cliquer dessus. Vous pouvez aussi chercher dans ARCHIVES.
----------------------------------------
VISITEZ AUSSI MES AUTRES SITES :
* Poésies de Clementia :
http://poesiesdeclementia.site.voila.fr/
* Une histoire d'amour :
http://unehistoiredamour.site.voila.fr/
* Généalogie :
http://genealfrancinegarayt.site.voila.fr/
* Ecrivain public :
http://ecrivainpublic.site.voila.fr/